Traitements légaux avec ovodonation en Croatie

En Croatie, la loi qui régit les techniques de procréation médicalement assistée est la loi 86/12 adoptée en juillet 2012. Celle-ci réglemente aussi les dons de gamètes et d’embryons, ainsi que les procédures qu’on peut appliquer à chacun d’eux.

Les techniques de procréation assistée ne sont autorisées que pour les couples hétérosexuels en Croatie, même si la loi n’impose pas de restrictions par rapport à la nationalité des futurs parents.

Le don d’ovocytes nécessite la fécondation des ovocytes au laboratoire pour créer les embryons, puisque les ovocytes sont préalablement extraits de l’ovaire. Par conséquent, il n’est pas possible d’appliquer l’insémination artificielle si une ovodonation est nécessaire.

FIV avec ovocytes de donneuse

En Croatie, le don d’ovocytes présente les caractéristiques suivantes :

  • Le don d’ovocytes est altruiste.
  • La donneuse peut aussi bien être une femme qui a des ovocytes restants après son propre traitement de FIV, qu’une femme qui décide de donner ses ovocytes sans être passée par un traitement de fertilité.
  • Les ovocytes d’une donneuse peuvent être à l’origine de la naissance d’un maximum de 3 enfants, le reste doit être détruit.

Dans le cas où il y aurait des embryons ou des ovocytes restants d’un traitement d’ovodonation, ils peuvent être congelés pour leur utilisation postérieure ou pour les donner à d’autres couples si on ne souhaite pas les conserver pour de futurs traitements.

La fécondation des ovocytes sera réalisée avec le sperme du couple, puisqu’on ne peut pas utiliser aussi le sperme d’un donneur, sachant que le double don de gamètes n’est pas autorisé en Croatie. La fécondation peut aussi bien se faire par FIV conventionnelle que par ICSI.

Une fois qu’on a obtenu les embryons, on ne peut en transférer que 1 ou 2 à l’utérus de la femme. Le transfert de 3 embryons n’est permis que si la femme a plus de 38 ans, une faible réserve ovarienne, si elle a eu des échecs répétés de FIV, si elle s’est rétablie d’un cancer ou s’il y a un facteur masculin grave.

Diagnostic préimplantatoire (DPI)

Le DPI est une technique complémentaire à la fécondation in vitro, qui est autorisée en Croatie pour éviter la transmission d’altérations ou maladies à la descendance. À travers cette technique, on vise à éviter le transfert des embryons malades ou avec des anomalies à l’utérus.

Pour analyser le matériel génétique de l’embryon, il est nécessaire de pratiquer un biopsie embryonnaire, qui consiste en l’extraction d’une cellule de l’embryon précoce, ou de plusieurs cellules si elle est réalisée au stade de blastocyste. Une fois qu’on obtient les cellules, on fait une analyse génétique pour dépister des altérations.

Lorsqu’on fait une analyse génétique, on peut connaître le sexe des embryons, néanmoins, la sélection du sexe est interdite en Croatie, à moins que son objectif soit d’éviter des maladies graves liées au sexe. L’autorisation préalable de la Commission nationale de procréation assistée est nécessaire pour pouvoir sélectionner les embryons selon leur sexe.

Le DPI n’est habituellement pas réalisé avec des ovocytes de donneuse, mais peut être indiqué par le spécialiste s’il y a une possibilité de transmission paternelle d’une altération ou maladie génétique.

Un commentaire

  1. usuario
    camille471

    Donc le DPI ne peut pas être fait automatiquement mais on peut quand même le demander ? Mon mari a un oncle qui était atteint de trisomie 21 et je redoute qu’il puisse être porteur et transmettre le gène à notre descendance.

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