Par Andrea Rodrigo (embryologiste).
Dernière actualisation: 10/03/2016

La législation grecque chargée de contrôler l’application des techniques de procréation médicalement assistée est la loi 3305/2005, approuvée en janvier 2005.

Il s’agit d’une des lois les plus avancées d’Europe. Elle a été créée dans le but de faire prévaloir avant tout l’intérêt supérieur du mineur et en tenant compte des principes bioéthiques de la procréation humaine assistée.

Les techniques controversées telles que le don d’ovocytes et/ou de sperme ou la gestation pour autrui sont quelques-unes des procédures autorisées en Grèce et régies par cette loi.

FIV avec don d’ovocytes

Lorsqu’une personne ou un couple a besoin d’un don d’ovocytes pour pouvoir avoir un enfant, la seule technique à laquelle ils peuvent se soumettre est la fécondation in vitro. Pour un don d’ovocytes en Grèce, les conditions exigées par la loi sont :

  • Le don doit être totalement anonyme et altruiste, mais il est permis de rembourser à la donneuse d’ovocytes les frais occasionnés par le don.
  • La donneuse d’ovocytes doit avoir entre 18 et 35 ans.
  • La donneuse d’ovocytes doit se soumettre à une série d’examens médicaux et psychologiques qui garantiront son bon état de santé physique et émotionnel.
  • La receveuse d’ovocytes, c’est-à-dire la future mère légale, ne peut pas avoir plus de 50 ans.
  • Le double don, c’est-à-dire le don à la fois d’ovocytes et de sperme, ainsi que le don d’embryons, sont autorisés.

Voici quelques-unes des conditions établies par la loi 3305/2005 relatives à la fécondation in vitro avec don d’ovocytes. Aucune mention spéciale n’est faite quant à la technique de fécondation utilisée, par conséquent, le choix de l’une ou l’autre (FIV conventionnelle ou ICSI) dépendra des besoins de chaque situation.

Si nous avons affaire à un cas de stérilité masculine sévère, nous aurons recours à l’ICSI. De même en cas d’échecs de fécondation lors d’une FIV conventionnelle ou si les ovocytes présentent un facteur rendant difficile la fécondation, tel qu’un épaississement de la zone pellucide.

La FIV avec don d’ovocytes est le traitement qui génère le plus de déceptions et de doutes. La transparence est l'un de nos critères rigoureux lors de la recommandation de cliniques. Vous pouvez utiliser "Le Calculateur" pour filtrer les cliniques qui répondent à nos critères de sélection et obtenir également un rapport avec tous les détails pour résoudre vos doutes et éviter les mauvaises surprises.

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Gestation pour autrui en Grèce

La Grèce est l’un des rares pays européens à avoir une loi favorable à la gestation pour autrui. Elle l’autorise aux couples hétérosexuels et aux femmes célibataires, en excluant les hommes célibataires et les couples homosexuels masculins.

Dans tous les cas, les couples non mariés et les femmes célibataires devront faire savoir leur état civil dans un acte notarié, tel que l’oblige la loi 3305/2005. De plus, l’accord d’un juge est nécessaire afin de pouvoir débuter un traitement de gestation pour autrui.

La mère d’intention doit pouvoir démontrer son incapacité à tomber enceinte et ne pas avoir plus de 50 ans. La mère porteuse, quant à elle, ne pourra pas être également la donneuse d’ovocytes si la future mère ne peut pas apporter ses propres gamètes.

Enfin, la gestation pour autrui commerciale est strictement interdite. Toutefois, les futurs parents devront rembourser à la mère porteuse les frais occasionnés par la grossesse et l’accouchement, ainsi que les journées de travail perdues à cause de la grossesse.

Auteurs et collaborateurs

 Andrea Rodrigo
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale. Plus d'informations