Traitements de don d’ovocytes et de sperme en Russie

La Russie est un pays doté d’une loi de procréation médicalement assistée assez libérale, puisque la plupart des techniques de procréation assistée y sont autorisées, y compris le don d’ovocytes et de sperme.

Il n’est pas nécessaire d’être un citoyen russe ou de résider dans ce pays pour pouvoir y recevoir un traitement de procréation assistée, les patients originaires d’autres pays peuvent aussi accéder à ces techniques.

Cependant, les couples homosexuels masculins et féminins sont exclus des traitements de reproduction dans ce pays.

Tous les donneurs doivent subir un ensemble d’analyses et examens pour assurer leur bonne santé physique et mentale, en plus d’un examen génétique.

Don de sperme

Le don de sperme peut être employé aussi bien pour les traitements de procréation assistée avec insémination artificielle que pour une fécondation in vitro conventionnelle ou ICSI.

La loi russe indique que le donneur peut avoir un âge maximal de 40 ans, et on permet différentes modalités de don.

Le type de don le plus commun est le don anonyme, qui se produit lorsque l’identité du donneur est inconnue pour les patients, de la même manière qu’aucune donnée relative aux patients n’est fournie au donneur ou à la donneuse.

Il est également possible de réaliser un don non anonyme, auquel cas le donneur doit toujours être un ami proche ou un parent.

Dans ce cas-ci, les donneurs connus doivent, au même titre que les donneurs anonymes, passer un ensemble d’examens exigés par la loi pour pouvoir assurer que l’utilisation de leurs gamètes ne comporte aucun risque.

Du point de vue de la compensation économique, le don peut aussi être réalisé de manière altruiste ou rémunérée.

Ovodonation en Russie

En Russie, les modalités applicables au don de sperme le sont aussi au don d’ovocytes :

  • Don altruiste
  • Don rémunéré ou commercial
  • Don anonyme
  • Don non anonyme (la donneuse ou le donneur doivent être un ami proche ou un parent)
  • Double don (ovocytes et sperme à la fois)

Selon la loi russe, la donneuse doit être âgée de 20 à 35 ans et on lui exige d’avoir eu au moins un enfant pour s’assurer de sa fertilité.

On utilise avec plus de fréquence les ovocytes frais, mais la vitrification d’ovocytes et leur don sont aussi permis.

La gestation pour autrui altruiste aussi bien que la commerciale sont autorisées en Russie, cependant, les couples homosexuels ne peuvent pas accéder à cette méthode de procréation assistée, et ce, indépendamment de leur sexe.

Le taux de succès des traitements avec don d’ovocytes peut atteindre 50%, c’est-à-dire 10% de plus que le taux de succès des traitements de fécondation in vitro avec les ovocytes de la future mère dans ce pays.

Gestation pour autrui en Russie

De nombreux couples finissent par recourir à la gestation pour autrui en raison d’une impossibilité pour porter le bébé. Les femmes qui recourent à cette méthode sont le plus souvent celles qui souffrent de certaines pathologies utérines ou celles qui n’ont pas d’utérus.

La Russie est l’un des pays du monde dans lesquels la gestation pour autrui est autorisée pour les couples hétérosexuels et femmes célibataires, dans la modalité altruiste mais aussi dans la commerciale.

Toutefois, de la même manière qu’avec le reste des techniques de procréation assistée, les couples homosexuels des deux sexes sont exclus de cette procédure.

La gestation pour autrui peut être réalisée avec des gamètes du couple ou avec un don de sperme et/ou d’ovocytes.

Un commentaire

  1. usuario
    Camille

    Toujours le même problème en Russie avec les couples du même sexe, quel dommage !

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