Docteur / spécialiste: Andrea Rodrigo.
Dernière actualisation: 15/01/2016

Le traitement de don de gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) consiste à utiliser les ovocytes et/ou les spermatozoïdes d’une personne étrangère aux futurs parents afin de réaliser une technique de procréation assistée qui leur permettra de concevoir un enfant. En Espagne, le don doit être anonyme et altruiste.

Le don d’ovocytes et de sperme est un traitement de procréation assistée auquel ont recours de nombreux patients ne pouvant pas avoir d’enfants avec à leurs propres gamètes, et ce, pour l’une des raisons suivantes :

  • Échecs répétitifs de précédents traitements de procréation.
  • Maladie génétique héréditaire.
  • Absence, faible quantité et/ou mauvaise qualité des ovocytes et/ou des spermatozoïdes.
  • Absence de partenaire masculin.

Deux techniques principales sont pratiquées en cas de recours au don de sperme : l’insémination artificielle et la fécondation in vitro (FIV). En cas de recours au don d’ovocytes ou au double don, l’insémination serait écartée et le traitement choisi serait la FIV, conventionnelle ou avec ICSI.

Les traitements de procréation assistée avec don de gamètes ont des taux de réussite élevés en raison de la bonne qualité des ovocytes et/ou des permatozoïdes.

Absence de partenaire masculin

Les couples lesbiens et les femmes célibataires souhaitant devenir mères sont obligées d’avoir recours au don de sperme afin de réaliser leur rêve de maternité.

L’insémination artificielle avec don de sperme, étant la technique la plus simple et économique, est la plus pratiquée pour qu’une femme seule puisse avoir un enfant. En revanche, si la femme présente un quelconque problème de fertilité, l’absence de partenaire ne serait pas sa seule raison d’avoir recours à la procréation assistée et devra donc être soumise à la fécondation in vitro.

Les couples lesbiens trouvent également dans l’insémination artificielle une méthode de faible complexité, simple, rapide et peu risquée. Toutefois, nombreux sont les couples qui décident d’opter pour la fécondation in vitro grâce à la méthode dite ROPA.

La méthode ROPA (Réception des Ovules de la Partenaire) permet à l’une des deux femmes de céder ses ovocytes à l’autre afin que cette dernière puisse tomber enceinte des embryons créés en laboratoire à partir du sperme d’un donneur et des ovocytes de sa femme. Pour pouvoir prétendre à ce traitement, les patientes doivent obligatoirement être mariées, tel que l’exige la loi espagnole sur l’application des Techniques de Procréation Humaine Assistée (TRHA).

Fécondation in vitro

La fécondation in vitro est la méthode de procréation utilisée quand un don d’ovocytes et le double don sont nécessaires. Elle peut être pratiquée sur les couples hétérosexuels, les couples homosexuels et les femmes célibataires.

En Espagne, la loi sur les Techniques de Procréation Humaine Assistée (TRHA) n’autorise pas la gestation pour autrui. Les couples homosexuels masculins ne peuvent donc pas bénéficier d’un don d’ovocytes afin de réaliser ce traitement.

La fécondation in vitro avec don d’ovocytes peut être réalisée de manière conventionnelle ou par microinjection intracytoplasmique de spermatozoïdes, en fonction notamment de la qualité des spermatozoïdes.

Le diagnostique préimplantatoire (DPI) est un autre des traitements possibles lors d’un processus de fécondation in vitro. Le DPI permet d’analyser génétiquement les embryons afin d’écarter pour le transfert ceux qui présentent une quelconque anomalie ou altération génétique.

Les ovocytes obtenus proviennent d’une femme jeune, en bonne santé et ne présentant aucun problème génétique. Le DPI est donc rarement pratiqué puisqu’en provenant d’ovocytes de bonne qualité, les embryons ne présentent normalement pas d’altérations.

Auteurs et collaborateurs

Embryologiste spécialiste en Médecine Reproductive
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale.
Embryologiste spécialiste en Médecine Reproductive. Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale.

Un commentaire

  1. usuario
    Sora

    Comment savoir si le DPI est nécessaire si normalement les embryons ne devrait pas présenter d’anomalies ?