Par Neus Ferrando (embryologiste).
Dernière actualisation: 25/08/2014

L’importance du soutien psychologique du patient et la thérapie de couple face à l’infertilité. Chaque individu réagit à la stérilité de manière différente en fonction de sa situation particulière, de comment il fait face au problème et de sa personnalité.

Le choc émotionnel doit s’affronter avant, pendant et après le traitement indiqué. De ce fait, se préparer pour cette période difficile est d’une grande aide. À travers un soutien émotionnel et une bonne préparation mentale, il est possible de réduire la souffrance que pourrait déclencher l’infertilité.

Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.

Assistance du couple stérile

L’assistance du couple stérile inclut le soutien psychologique à partir du moment même où le problème est observé.

Nous savons que les couples dans lesquels l’infertilité a été diagnostiquée, souffrent de troubles émotionnels causés autant par le problème même que par la recherche de solutions et également par les conséquences des traitements auxquels ils ont été soumis.

Type de thérapie

Le type de thérapie finalement proposé au patient dépend de la cause de son stress et des ressources de la clinique.

Il est recommandé que toutes les personnes se soumettant à une technique de procréation assistée se rendent à une première visite chez un psychologue avec son conjoint.

Ces sessions les aident souvent à parler ouvertement de leurs émotions face à cette situation. Une fois le problème trouvé et déterminé, les sessions peuvent avoir lieu en couple ou individuellement.

Les objectifs les plus fréquents pour ce type de personnes sont généralement:

  • Faciliter l’expression de leurs émotions.
  • Informer le couple concernant l’infertilité: s’assurer qu’ils possèdent les informations nécessaires afin de prendre des décisions sur les traitements auxquels ils vont se soumettre.
  • Fournir tout ce qui est nécessaire pour les aider à mieux supporter la situation et faire face au processus, que ce soit individuellement ou par des groupes de soutien thérapeutique.

Pour cela, il est important de mettre l’accent sur la communication sociale du problème puisque cela facilite au couple mais surtout à la femme d’exprimer ses émotions, ses doutes, ses craintes au personnel médical.

Elle peut également demander des arrêts de travail, se réunir avec des amies enceintes ou avec des enfants mais aussi apprendre à répondre à des commentaires insensibles venant d’inconnus, d’amis ou de membres de la famille.

De plus, la thérapie de couple renforce la relation, encourage le soutien et l’intimité, augmente la relation directe et réduit le stress. Dans cette thérapie, il est important de mettre en avant la thérapie sexuelle dans un couple puisqu’elle aide à recentrer leur vie sexuelle et intervient dans les dysfonctionnements sexuels associés.

Parler avec d’autres personnes

Il est important de signaler que pour de nombreux couples, être en contact avec des personnes étant dans la même situation est une consolation.

Il y a différentes manières de se mettre en contact avec elles: parfois, cela peut se produire par hasard. Si par exemple, le couple s’entend bien avec les patients de la salle d’attente ou s’ils partagent beaucoup de choses en commun ils peuvent s’échanger leurs adresses pour poursuivre ce contact dans la vie privé.

Tout cela peut-être très important, particulièrement lors des périodes d’examens et de traitements et peut être d’une grande aide pour éviter l’isolement émotionnel.

Cependant, il est important de se rendre compte que chaque couple se trouve dans une situation unique et personne peut prédire quel sera le résultat.

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Auteurs et collaborateurs

 Neus Ferrando
Embryologiste
Diplômée en Biologie à l'Université de Valencia (UV). Diplôme en Biotechnologie de la Procréation Humaine Assistée par l'Université Miguel Hernández de Elche (UHM). Expérience comme responsable de laboratoire d'Embryologie et Andrologie. Plus d'informations