Docteur / spécialiste: Neus Ferrando.
Dernière actualisation: 26/02/2015

La Prise en charge précoce (ou Education et protection de la petite enfance) offre un soutien aux familles et un service de stimulation pour les enfants ayant un trouble (Paralysie cérébrale, Syndrome de Down, Trouble envahissant du développement, audition faible, surdité, faible vision, cécité, etc.) ou présentant un risque d’en souffir (prématurité, faible poids à la naissance, etc.).
Le programme est destiné aux enfants entre 0 et 6 ans, car c’est à cette période que la plasticité du cerveau nous permet d’obtenir les meilleurs et les plus rapides résultats.

A quel âge doit-on commencer?

Cela dépend de chaque cas. Certains enfants avec certaines caractéristiques biologiques ont besoin d’aide dès la naissance, comme ce serait le cas d’un enfant sans réflexe de succion, ou des bébés prématurés ou de faible poids à la naissance qui, étant considérés à risque, devraient commencer dès le premier mois de vie. D’autres enfants entament la stimulation une fois que la famille a constaté un retard dans l’une des étapes du développement.

Prise en charge précoce des enfants

En quoi consiste l’intervention?

Elle se fait principalement à travers le jeu et le renforcement positif. Tout d’abord, on fait une évaluation pour déterminer l’étape du développement à laquelle l’enfant se trouve et on définit des objectifs à court et long terme. Ensuite, on élabore une série de jeux et d’activités adéquates à la stimulation et à l’atteinte des objectifs fixés et on les met en pratique avec l’enfant et ses parents. Il est essentiel que les parents apprennent à jouer, puisque ce sont eux qui partageront le plus de temps de loisir avec leur enfant.

Quel est le rôle de la famille?

C’est la famille qui se charge de la véritable intervention. Le spécialiste en Prise en charge précoce s’occupe principalement de l’évaluation initiale, de l’examen de l’atteinte des objectifs et de procurer des ressources aux parents. Il guide la famille tout au long du processus d’intervention.

Nous savons que de très bons résultats peuvent être obtenus et les parents doivent en être conscients, afin qu’ils fassent preuve d’une implication totale.

C’est pour cette raison que l’une des tâches essentielles de la Prise en charge précoce est de former les parents, puisque ce sont eux qui peuvent identifier les meilleurs moments pour jouer et appliquer ces jeux aux diverses situations de la vie quotidienne comme le changement de couches, le bain, les repas, etc.

Qu’essaie-t-on d’obtenir grâce à la Prise en charge précoce?

Un développement complet de l’enfant: psychomoteur, cognitif et langagier, et tout cela à travers le jeu.

L’objectif est que les enfants deviennent des personnes éveillées et curieuses; la curiosité et la connaissance du monde qui nous entoure nous aident à apprendre par nous-mêmes et nous convertissent en êtres pleins de ressources et autonomes.

Questions fréquentes sur la prise en charge précoce

Questions fréquentes sur la prise en charge de la petite enfance

Saurai-je quand mon enfant a besoin d’aide? Tout le monde me dit que chaque enfant a son propre rythme.
C’est certain, chaque enfant a son rythme et grandit dans un contexte différent. Il existe des échelles de développement publiées par de nombreux auteurs en vente dans n’importe quelle librairie, spécialisée ou non. Les centres de santé fournissent également du matériel sur le sujet.

Durant la petite enfance, si on constate un retard de 6 mois dans l’atteinte d’un objectif, il est recommandé de consulter un spécialiste en prise en charge précoce. Le fait de ne pas marcher à 18 mois, de ne pas parler du tout à 2 ans ou de ne pas avoir un langage totalement compréhensible à 3 ans ne doivent pas être considérés comme des signes d’alarme, mais c’est une raison pour consulter. Il est certain que nous n’avons pas tous le même rythme, mais il est toujours rassurant de pouvoir compter sur l’aide de quelqu’un lorsque l’on se trouve en difficulté.

Est-il vrai que je peux surstimuler mon enfant?

Il est très difficile d’aller jusqu’à surstimuler son enfant, cela signifierait le stimuler sans respecter les signaux de rejet qu’il pourrait lancer. Lorsqu’un bébé ne veut pas regarder quelque chose, écouter un stimulus ou faire quelque chose, il nous l’indique en s’écartant ou en pleurant; nous devons le respecter et nous arrêter. En effet, si nous ignorons ses désirs, nous l’exposerons à une situation de stress et nous n’atteindrons pas notre objectif, nous devrons au contraire attendre qu’il soit prêt et essayer à nouveau.

Qu’est-ce que le trouble de l’attention? et l’hyperactivité?

L’attention est une aptitude que nous acquérons tout au long de notre développement. Le trouble de l’attention est une condition biologique qui implique que la personne ne peut contrôler son niveau d’attention face à une tâche.

Il en existe deux types:

  • Le trouble de l’attention avec hyerperactivité, avec des niveaux d’attention soutenue bas, ce qui fait que ces enfants sont distraits par le moindre stimulus et ne peuvent donc rester tranquilles lorsqu’ils font quelque chose.
  • Le trouble de l’attention sans hyerperactivité (inattentifs), dans ce cas, les troubles se situent au niveau de la qualité de l’attention, l’enfant a des difficulté à distinguer les stimuli principaux des stimuli secondaires.

Il n’y a pas d’indicateurs identifiables de ces troubles avant l’âge de trois ans, et on ne peut établir un diagnostic fiable avant l’âge de cinq ans. Il existe en tout cas des activités qui stimulent l’attention dès la naissance.

Enfants avec des problèmes de trouble de l'attention

Est-ce que mon enfant pourra être heureux?

Il est très courant que les parents se posent cette question quand leur enfant naît avec un type de trouble ou s’il se développe au cours de sa vie. La réponse est toujours OUI, mais nous devons apprendre à être heureux en tant que parents et enseigner cela à nos enfants. Le premier pas est l’acceptation, et ensuite l’adaptation à une situation nouvelle et différente. Nous devons enseigner à nos enfants ce qui leur arrive, quels en sont les inconvénients et, tout particulièrement, les bienfaits qu’ils peuvent en tirer.

Quel est le meilleur âge pour expliquer à notre enfant sa situation?

Au plus tôt. L’important est de traiter la situation avec naturel et sans dramatiser. Les enfants, depuis tout petits, remarquent les différences et des questions surgissent donc à partir du moment où ils développent la faculté de langage. Il ne faut jamais éviter les questions car ils ont besoin de comprendre leur situation pour pouvoir s’y adapter rapidement et naturellement, comprendre pourquoi ils sont différents mais tout aussi dignes.

Auteurs et collaborateurs

Embryologiste spécialisée en Médecine Reproductive
Diplômée en Biologie à l'Université de Valencia (UV). Diplôme en Biotechnologie de la Procréation Humaine Assistée par l'Université Miguel Hernández de Elche (UHM). Expérience comme responsable de laboratoire d'Embryologie et Andrologie.
Embryologiste spécialisée en Médecine Reproductive. Diplômée en Biologie à l'Université de Valencia (UV). Diplôme en Biotechnologie de la Procréation Humaine Assistée par l'Université Miguel Hernández de Elche (UHM). Expérience comme responsable de laboratoire d'Embryologie et Andrologie.