Insémination artificielle avec don de sperme en Russie

L’insémination artificielle est la technique de procréation assistée la plus simple. Elle consiste à déposer l’échantillon de sperme à l’intérieur du tractus génital de la femme.

La législation russe autorise l’utilisation d’un don de sperme si nécessaire. C’est pourquoi de nombreux couples et de femmes de pays étrangers décident de se rendre en Russie afin de pouvoir réaliser une insémination artificielle avec don de sperme lorsque leur pays d’origine limite le don.

Indications de la IAD

L’insémination artificielle avec don de sperme (IAD), également connue sous le nom d’insémination hétérologue, ne nécessite pas une grande intervention de la part du spécialiste. Ainsi, elle est recommandée aux femmes ayant les caractéristiques suivantes :

  • Femmes de moins de 35-37 ans.
  • Perméabilité tubaire vérifiée.
  • Bonne réserve ovarienne.
  • Utérus non altéré.

Il est nécessaire de recourir au don de sperme lorsqu’un homme ne peut pas utiliser son sperme en raison d’un risque de transmission d’une maladie génétique, d’absence de spermatozoïdes (azoospermie) ou d’échecs à répétition de FIV avec son sperme.

Être mère sans partenaire masculin

Le recours à l’IAD est également nécessaire en cas de vouloir fonder une famille en étant mère célibataire. La Russie autorise le don de sperme aux couples hétérosexuels ou aux femmes célibataires.

Quelque soit la situation, les indications restent les mêmes, les caractéristiques de la femme doivent donc remplir les conditions nécessaires. Normalement, les femmes qui souhaitent être mères célibataires ont un très bonnes chances d’y parvenir car (à priori) elles ne souffrent d’aucun problème de stérilité.

Les couples lesbiens ne peuvent pas avoir recours à cette technique car la loi ne les y autorise pas.

Identité du donneur de sperme

En Russie, le don de sperme est généralement anonyme. Certaines informations sur le donneur peuvent être fournies telles que ses principales caractéristiques physiques, des messages vocaux ou même des photos de quand il était enfant, mais son identité reste confidentielle.

Les donneurs sont soumis à des contrôles qui garantissent leur santé et n’ont jamais accès aux informations concernant le couple ou la femme qui recevront son échantillon de sperme.

Bien que plus rarement, il est également possible de réaliser un don non anonyme, mais dans ce cas-la, il faut que ce soit un parent ou un ami proche de la patiente. De plus, les donneurs non anonyme doivent se soumettre aux mêmes examens de santé que les donneurs anonymes. La qualité séminale d’un donneur de sperme doit dépasser les valeurs normales de références. Les échantillons doivent avoir une grande capacité de fécondation, c’est pourquoi être un homme sain avec un spermogramme normal n’est pas toujours suffisant.

Procédure d’insémination

Les spécialistes se chargent de réaliser une légère stimulation afin que la femme produise lors de ce cycle entre 1 et 2 follicules dans les ovaires. Pour cela elle reçoit une faible dose de médicament. Dans le cas des femmes étrangères, la plupart des cliniques russes leur permettent de commencer la stimulation dans leur pays d’origine et de ne se rendre dans le centre russe que quelques jours avant l’insémination.

Grâce au contrôle échographique des ovaires, on observe la réaction de l’ovaire et le développement des follicules. Lorsque les follicules présentent une taille adéquate, la femme se fait une injection d’hCG afin de déclencher l’ovulation. Environ 36 heures après, elle doit se rendre dans le clinique pour procéder à l’insémination.

Ce jour-là, l’échantillon de sperme est traité. La première étape est de le décongeler puis ensuite de le traiter. L’échantillon du donneur est cryoconservé afin de respecter la période de quarantaine et de garantir l’absence de toute MST. La capacitation séminale consiste à sélectionner les spermatozoïdes ayant les meilleures caractéristiques pour ensuite les déposer dans la canule d’insémination.

L’insémination est un processus simple et indolore qui ne nécessite aucun type d’anesthésie. Le gynécologue place un spéculum vaginal dans la femme puis introduit la canule d’insémination contenant l’échantillon de sperme capacité. Petit à petit, il dépose le sperme dans le fond de l’utérus et retire la canule puis le spéculum.

La femme doit rester au repos 15 minutes après quoi elle peut reprendre une vie normale, en suivant les indications que lui donnera la clinique. Après 14-17 jours, un test de grossesse sera réalisé au moyen de la quantification de la béta hCG.

2 commentaires

  1. usuario
    isa

    Bonjour,

    Je suis Française et célibataire. J’ai dépassé l’« âge recommandé » indiqué dans votre article : 35-37 ans. Question : même si j’ai un peu plus de 40 ans, est-ce possible de faire une IAD en Russie ? Mes examens sont bons, et je suis suivie par un spécialiste de la fécondité à Paris.

    Si cela est possible avec la législation russe :

    – Dans quelle clinique dois-je aller en Russie ?
    – Faut-il un visa ?
    – Quelle est la durée du séjour sur place ?
    – Combien coûte le séjour ?

    A l’avance, merci pour votre réponse.
    Isabelle

    • avatar
      Isabelle GuttonConseillère en fertilité

      Bonjour Isabelle,

      Effectivement, vous pouvez tout à fait tenter une IAD en Russie puisqu’il s’agit d’un pays qui autorise le recours à la PMA pour les femmes célibataires. La loi russe n’établit aucune limite d’âge et ce sont les cliniques elles-mêmes qui fixent les limites (en général jusqu’à 50 ans). L’âge recommandé de 35-37 ans est un âge maximum moyen recommandé pour une IAD. Au-delà, le recours à une FIV est souvent préféré, mais si votre spécialiste à Paris et le spécialiste en Russie estiment que vous pouvez tenter une insémination artificielle, il n’y aura pas de problème.

      Un visa sera nécessaire si vous voulez séjourner un temps déterminé en Russie. Le visa marquera les dates d’entrée et de sortie du pays, il faut donc prévoir l’éventualité d’un prolongement du séjour (en fonction du traitement) par rapport aux dates initialement prévues.

      Le séjour sur place et son coût vont dépendre de la modalité que vous préférez et du protocole de la clinique concernant les patients venant de l’étranger. Il peut être possible pour les patientes de réaliser deux séjours ponctuels (consultation physique + insémination) ou un séjour prolongé de 15 jours à 1 mois pendant lequel vous réaliserez le traitement de stimulation ovarienne contrôlée et l’insémination elle-même. Il faudra voir avec la clinique comment vous pourrez vous organiser.

      Pour trouver une clinique en Russie qui puisse vous prendre en charge, je vous conseille de remplir notre formulaire en ligne : Devis personnalisé de don d’ovocytes et traitements. Cochez l’option pour IAD et Russie, et vous serez mise en contact avec une ou plusieurs cliniques russes, gratuitement et sans engagement de votre part.

      J’espère avoir répondu à vos questions. Bonne journée.

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