Par Andrea Rodrigo (embryologiste).
Dernière actualisation: 18/12/2015

L’insémination artificielle est une technique de procréation assistée dans laquelle on récupère un échantillon de sperme pour l’introduire dans l’utérus de la femme à l’aide d’une canule.

Pour que cela soit réalisable, la femme doit impérativement remplir deux conditions :

  • Que ses trompes de Fallope soient perméables
  • Qu’elle n’ait pas de troubles de l’ovulation

La qualité séminale doit être optimale, notamment en termes de concentration, mobilité et morphologie, car les spermatozoïdes, bien qu’introduits de manière artificielle dans la cavité utérine, doivent arriver eux-mêmes jusqu’aux trompes de Fallope, où un ou plusieurs ovocytes (selon la stimulation reçue) attendront d’être fécondés.

Lorsque le sperme n’est pas de bonne qualité mais que la femme ne présente aucun trouble de la fertilité (trompes perméables, cycles menstruels normaux, anatomie normale…), il est possible d’avoir recours à l’insémination artificielle en utilisant le sperme d’un donneur. Il est également possible de recourir à des techniques de haute complexité comme la fécondation in vitro avec don de sperme ou avec le sperme du mari.

L’insémination artificielle avec don de sperme est notamment pratiquée dans trois situations :

  • Mauvaise qualité séminale
  • Altérations génétiques dans le sperme susceptibles d’être transmises à la descendance
  • Absence de partenaire masculin, c’est-à-dire chez les femmes célibataires et les couples lesbiens qui souhaitent devenir mères

Devenir mère sans partenaire masculin

Une femme célibataire qui souhaite être mère devra nécessairement faire appel à un don de sperme, tout comme les couples homosexuels féminins.

Aux États-Unis, le don d’ovocytes peut ne pas être anonyme, c’est-à-dire que les futurs parents ont la possibilité de choisir la donneuse d’ovocytes. De ce fait, dans les couples lesbiens, une des deux femmes du couple pourrait agir en tant que donneuse et l’autre en tant que receveuse et gestatrice des embryons crées à partir des ovocytes donnés par sa compagne et le sperme apporté par un donneur anonyme.

Don anonyme ou connu

Les États-Unis autorisent aussi bien le don anonyme que l’utilisation du sperme d’un donneur connu. Dans le premier cas, c’est la clinique de fertilité qui se charge de choisir et d’attribuer les donneurs sans que les futurs parents ne sachent quoi que ce soit sur le donneur, bien qu’ils puissent faire part à la clinique de leurs préférences.

Certaines banques de sperme ou cliniques proposent une option intermédiaire : le « donneur semi-connu. » Dans ce cas, la clinique donne aux parents une liste contenant des informations sur le donneur, mais qui ne leur permet pas de l’identifier. Ces informations concernent les traits physiques du donneur (couleur des yeux, couleur de cheveux, taille, poids…), son niveau intellectuel, son historique médical, etc. Certaines agences offrent également la possibilité de voir une photo du donneur quand il était bébé.

Quant au don connu ou non anonyme, certains états autorisent les futurs parents à apporter eux-mêmes leur donneur, en général un parent, un ami ou un proche. Le donneur suggéré par les parents devra passer les mêmes examens médicaux et psychologiques que les donneurs anonymes.

Les cliniques peuvent également permettre aux parents d’opter pour le don connu en choisissant leur donneur sur la base d’un entretient personnel avec lui.

Connaître l’identité du donneur

Les États-Unis comptent de nombreuses banques de sperme auxquelles les futurs parents peuvent solliciter un échantillon de sperme afin de pouvoir réaliser une insémination artificielle. La clinique de fertilité qui réalise le traitement peut également fournir le sperme depuis sa base données de donneurs de sperme.

Certaines de ces banques permettent à l’enfant conçu par don de sperme anonyme ou semi-connu, après ses 18 ans, d’obtenir des informations personnelles et de contact sur son donneur de sperme. C’est ce que l’on appelle « open donnor » ou don ouvert.

Si l’enfant, une fois majeur, demande à la banque de sperme des informations concernant son donneur et que celui-ci les autorise à lui révéler son identité, alors la banque lui fournira ces informations. L’objectif n’étant pas que l’enfant entretienne des relations familiales avec son donneur mais qu’il connaisse son origine biologique.

Le don ouvert est considéré comme une variante du don anonyme puisque la sélection, elle, s’est fait de manière anonyme.

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Auteurs et collaborateurs

 Andrea Rodrigo
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale. Plus d'informations
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