Pour Andrea Rodrigo (embryologiste).
Dernière actualisation: 25/11/2015

Aux États-Unis, il est très courant d’utiliser l’ovodonation ou le don d’ovocytes dans les techniques de procréation assistée telles que la fécondation in vitro, notamment quand il n’y a pas de partenaire féminine ou quand les ovocytes de la future mère ne sont pas d’assez bonne qualité.

Plusieurs facteurs sont à prendre en compte lors du processus de don d’ovocytes, tant chez la donneuse que chez la receveuse. Même si l’âge ou l’état de santé des deux femmes sont des facteurs importants, il en existe de nombreux autres, que nous vous expliquons ci-dessous.

La donneuse d’ovocytes

Les États-Unis autorisent tout type de don, du don totalement anonyme jusqu’à la possibilité que les futurs parents emmènent eux-mêmes une candidate. Par conséquent, avant d’entamer un traitement de procréation avec don d’ovocytes il est important de savoir précisément quel type de donneuse vous allez choisir:

  • Si vous souhaitez ou si vous avez la possibilité d’apporter vous-mêmes la donneuse.
  • Si vous voulez connaître certaines informations sur la donneuse: information médicale, photos, entretient personnel, etc.
  • Si vous souhaitez un don totalement anonyme et par conséquent laisser la clinique de la fertilité choisir la donneuse.

Une fois que vous saurez quel type de don vous souhaitez, vous pourrez entamer le traitement de fécondation in vitro. Le type de don choisi déterminera la catégorie de candidates qui vous sera proposée.

Il vous faudra aussi décider comment vous souhaitez choisir votre donneuse, soit depuis une banque de donneuses, soit depuis la base de données de la clinique où vous allez réaliser le traitement de procréation assistée. C’est votre décision qui, au final, déterminera le choix du centre de la fertilité.

Il est également indispensable que la donneuse d’ovocytes potentielle ait passé des tests médicaux et psychologiques et qu’elle remplisse les conditions fixées par les États-Unis afin de pouvoir être donneuse, sans qu’elle ne souffre de préjudices (émotionnels ou médicaux).

Enfin, le dernier facteur à prendre en compte est la compensation financière versée de la donneuse, car les États-Unis autorisent aussi bien le don altruiste que le don commercial. En général, les honoraires que reçoit la donneuse avoisinent les $10.000.

La receveuse du don d’ovocytes

Étant donné que la gestation pour autrui est autorisée sur la plupart des territoires des États-Unis, la receveuse d’ovocytes peut être soit la future mère, soit la femme qui se chargera de porter la grossesse à terme mais ne sera que la mère porteuse.

Néanmoins, la receveuse d’ovocytes devra subir un traitement médical afin de préparer son utérus à recevoir les embryons et ainsi d’obtenir une grossesse. Le traitement médicamenteux dépendra de si les ovocytes reçus sont frais ou s’il sont passés par un processus de congélation/décongélation.

Bien qu’aux États-Unis, aucune loi fédérale ne l’impose, il est conseillé aux receveuses d’ovocytes d’être en bonne santé et de passer une série de tests médicaux et psychologiques qui indiqueraient qu’elles sont prêtes pour une grossesse.

Il n’existe pas non plus d’âge limite pour recevoir un don d’ovocytes, même si à partir de 45 ans il est recommandé de faire passer à la receveuse un examen médical spécial, qui inclue des tests cardiovasculaires et une consultation obstétricale sur le risque du traitement de FIV avec don d’ovocytes.

Auteurs et collaborateurs

 Andrea Rodrigo
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale. Plus d'informations

Un commentaire

    1. Aude

      J’ai un avis assez partagé quant à la rémunération des donneuses. D’un côté je trouve ça bien car ça donne une raison supplémentaire aux femmes de devenir donneuses, mais est-ce que la receveuse n’a pas l’impression d’acheter son bébé ?