Incubateur « time-lapse »: Embryoscope

L’Institut Valencien d’Infertilité (IVI) a présenté en 2010 le premier enfant né grâce à l’Embryoscope, un incubateur qui sélectionne le meilleur embryon.

L’Embryoscope est un nouveau système d’évaluation des embryons qui analyse en parallèle leur morphologie et leur métabolisme. Ainsi, au moment de la sélection, l’appareil fournit une information supplémentaire qui permet, d’une part, de choisir l’embryon ayant le plus de chances de s’implanter dans l’utérus de la mère et, d’autre part, de connaître le moment idéal pour réaliser le transfert.

L’Institut Valencien d’Infertilité a présenté Juan, le premier bébé né grâce à cette technique.

Meilleur embryon, meilleur moment

L’un des grands défis des chercheurs en procréation assistée consiste à éviter le risque de grossesse multiple que ces techniques peuvent amener. L’objectif est de transférer un seul embryon sans réduire les probabilités de grossesse. Pour cela, il faut s’assurer qu’au moment du transfert cet embryon unique soit de qualité optimale.

En pratique, il est difficile de garantir ce niveau de qualité; c’est pourquoi on a tendance à implanter 2 voire 3 embryons, dans l’intention de s’assurer qu’au moins l’un des trois survive. L’Embryoscope, un nouveau projet d’origine danoise, devrait apporter une aide dans la sélection des embryons, afin que s’implantent uniquement ceux qui présentent les meilleures chances de réussite. Il s’agit d’un “incubateur intelligent” qui nous informe depuis le moment de la fécondation in vitro de l’embryon jusqu’au moment du transfert.

Ce projet, né au Danemark, consiste en un incubateur conventionnel agrémenté de deux nouvelles fonctions:

– Enregistrement d’images de l’embryon grâce à un système de microscope (il recueille des images de l’embryon toutes les 15-30 minutes).

– Fournit des informations sur le métabolisme de l’embryon à travers un capteur détectant la consommation d’O2 (il mesure la santé de l’embryon).

Ces fonctions sont le résultat de la combinaison de la méthode traditionnelle de sélection des embryons suivant leur morphologie, alliée à l’information métabolique de la consommation d’O2. Cela permet à la fois de sélectionner l’embryon qui a le plus de probabilités de succès et de choisir le meilleur moment pour le transfert.

Bien sûr, dans cette lignée, l’étape suivante serait d’analyser non seulement l’oxygène que l’embryon peut utiliser, mais aussi toutes les substances qu’il peut consommer ou expulser dans le milieu de culture où il se trouve. Cette analyse permettrait de déterminer quelles sont les valeurs qui indiquent un embryon sain et quelles sont celles qui ont des effets négatives.

Bien qu’aucun système n’ait jusqu’à présent été développé à cette fin, plusieurs compagnies se penchent sur le projet et pourraient parvenir à des résultats dans un futur pas trop lointain.

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