Inconvénients des antagonistes de la GnRH

Les antagonistes de la GnRH sont utilisés lors de la stimulation de l’ovulation dans les cycles de FIV, d’ICSI, de DPI ou de « assisted hatching » (éclosion assistée).

Il y a peu de désavantages à l’utilisation de ce médicament dans les cycles de procréation assistée, étant donné que les antagonistes de GnRH ont été créés dans le but d’obtenir les avantages des analogues de GnRH sans leurs inconvénients. Ces derniers peuvent en effet être contreproductifs dans les traitements de fertilité, générant par exemple l’effet flare-up. Les antagonistes de la GnRH, quant à eux, ne produisent pas cet effet flare-up, qui consiste en une forte sécrétion des hormones FSH et LH.

En ce qui concerne le taux de grossesse obtenu, il existe une grande controverse. Certaines études démontrent une diminution de ce taux par rapport aux résultats obtenus avec les analogues de la GnRH lorsque le protocole long est appliqué. D’autres études montrent une augmentation du taux de grossesse par rapport aux analogues.

Ces divergences sont dues à la courbe d’apprentissage, c’est-à-dire que les résultats du taux de grossesse sont sujets à l’usage, la manipulation et la connaissance du médicament par l’équipe médicale.

Inconvénients de l'usage de la GnRh
La courbe d’apprentissage est inhérente à tout médicament. L’utilisation des antagonistes de la GnRH a débuté en 1999 et il n’existe pas encore assez d’études comparatives entre les analogues et les antagonistes. Cependant, avec le temps, les médecins apprennent à mieux connaître le fonctionnement du médicament et sont plus à même de déterminer à quel type concret de patientes l’administrer.

Les centres de procréation médicalement assistée ayant de l’expérience dans l’utilisation des antagonistes de la GnRH obtiennent le même taux de grossesse qu’avec les analogues de la GnRH. Certains centres montrent même des taux supérieurs avec l’usage des antagonistes.

En conclusion, on pourrait dire que le taux de grossesse est légèrement inférieur (entre 3% et 5% de moins) à celui obtenu au moyen de protocoles de stimulation ovarienne dans lesquels on utilise les analogues de GnRH, en raison de l’effet des antagonistes sur l’endomètre, les trompes de Fallope, le follicule et l’ovocyte.

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