Pour Neus Ferrando (embryologiste).
Dernière actualisation: 17/12/2014

La gonadotrophine ménopausique humaine est prescrite durant la stimulation contrôlée de l’ovulation dans des traitements comme l’insémination artificielle, la FIV conventionnelle ou l’ICSI.

La hMG est extraite de l’urine des femmes ayant atteint la ménopause, d’où sa dénomination de gonadotrophine ménopausique humaine. En général, elle contient 75 UI de FSH (hormone folliculo-stimulante) et 75 UI de LH (hormone lutéinisante) (UI fait référence aux unités internationales qui mesurent l’activité biologique).

Follicules antraux en stimulation

Indications

La gonadotrophine ménopausique est employée afin de stimuler le fonctionnement ovarien. Plus concrètement, elle accroît le recrutement des follicules ainsi que leur développement.

La hMG est indiquée pour les femmes qui vont se soumettre à une technique de procréation assistée. On administre cette hormone au moyen d’injections cutanées pour obtenir une meilleure stimulation ovarienne pendant un cycle. Lorsqu’on parle de hMG, on fait en réalité référence à un composé formé des hormones FSH et LH présentes en proportion égale (50%).

Avantages et inconvénients

L’administration d’hormones pour obtenir un plus grand nombre et un meilleur développement des follicules ovariens est une pratique courante et sûre du moment que le traitement est supervisé par un professionnel.

usage de hMG

L’avantage principal de la hMG est qu’elle favorise le développement de multiples follicules.

Les inconvénients qu’il faut garder à l’esprit sont la possibilité que la hMG engendre:

  • Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (HSO): lors d’une insémination artificielle, ce risque est minime et peut être résolu rapidement par l’annulation du cycle d’insémination.
  • Des grossesses multiples: avec l’insémination artificielle, cela arrive dans 12 à 30% des cas, plus fréquemment chez des femmes jeunes ayant plus de 5 follicules ovariens de plus de 16mm et inséminées avec plus de 30 millions de spermatozoïdes. Lors d’une fécondation in vitro, dans les cycles où l’on transfère deux embryons, la probabilité d’obtenir une grossesse gémellaire est de 6%. Dans les cycles où l’on transfère trois embryons, la probabilité d’obtenir une grossesse gémellaire est de 12% et celle d’une grossesse triple de 3%.

Les réactions allergiques à la hMG sont très rares, on ne considère donc pas qu’il y ait un risque lors de son administration.

Auteurs et collaborateurs

 Neus Ferrando
Embryologiste
Diplômée en Biologie à l'Université de Valencia (UV). Diplôme en Biotechnologie de la Procréation Humaine Assistée par l'Université Miguel Hernández de Elche (UHM). Expérience comme responsable de laboratoire d'Embryologie et Andrologie. Plus d'informations