Don d’ovocytes: impact psychologique

  1. zouette
    zouette

    Bonjour, je vais bientôt faire don de mes ovocytes (dans la région parisienne), en particulier parce que j’ai vu deux de mes cousines souffrir énormément de ne pas pouvoir avoir d’enfant et galérer en liste d’attente. Donc je me suis dit que je pouvais bien faire ça. Je me renseigne mais voilà: je lis qu’il y a un entretien avec un psychologue. Du coup je me pose la question: est-ce qu’il y des risques sur le plan psychologique? Est-ce que l’expérience peut être négative (autre que les désagréments physiques, s’entend…).

    01/02/2018 à 20:33
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  2. Bonjour zouette,

    Tout d’abord, merci beaucoup de votre intention, vous savez qu’il a peu de donneuses d’ovocytes en France pour les couples en parcours de PMA.

    Il n’y a pas des risques psychologiques définis. Cela dépend de chaque personne et de son attitude envers l’acte de faire don d’une partie de son patrimoine génétique.

    Le but de l’entretien avec le psychologue ou psychiatre est de mettre au clair vos motivations, d’écouter vos doutes et de réfléchir à votre démarche, calmement et sans pressions, avec une personne différente de vos proches.

    Votre conjoint, si vous en avez un, peut également rencontrer le psychologue (il devra d’ailleurs donner son consentement écrit si finalement vous vous décidez à faire don).

    Parmi les motifs qui peuvent faire douter les candidates (en dehors, comme vous l’avez bien dit, des raisons physiques ou d’organisation) figure généralement la perspective d’avoir des enfants génétiques qui vont naître et grandir dans des familles anonymes. Cela pose d’ailleurs la question de l’anonymat des donneurs de gamètes, qui va être discutée pendant les actuels États généraux de la bioéthique.

    Certaines femmes ont également peur de voir diminuer leur stocks d’ovules à cause de la stimulation ovarienne, et de ne plus pouvoir avoir d’enfant lorsque ce sera leur tour d’être maman. Cette croyance est fausse, la stimulation n’entraîne pas une diminution artificielle du stock d’ovocytes. De plus, depuis un décret de 2015, les femmes qui font don ont désormais la possibilité de conserver pour elles-mêmes une partie des ovocytes recueillis. C’est actuellement la seule façon, en France, pour en femme en bonne santé, de réaliser une autoconservation d’ovocytes.

    Que l’entretien ne vous rebute pas, soyez le plus sincère possible avec le psychologue, c’est lui qui saura voir si vous êtes prêtes pour effectuer ce geste solidaire.

    À bientôt !

    02/02/2018 à 10:46
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