Dire à mon enfant qu’il vient d’un don d’ovocytes

  1. Gys
    Gys

    Bonjour, il y a 3 et demi nous avons eu notre enfant grâce à un don d’ovocytes. Maintenant nous nous posons la question de si nous devons le dire à notre fils ou pas. Qu’en pensez-vous ? Merci

    29/02/2016 à 10:19
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  2. Bonjour Gys,

    Vous vous trouvez plus ou moins dans la même situation que les parents qui ont adopté. Eux aussi doivent décider s’ils veulent le dire ou non. Pour décider si vous devez en parler à votre enfant ou pas, il est important de prendre plusieurs choses en compte :

    Premièrement, sachez que tout le monde à le droit de connaître son origine, d’où il vient. Vous n’avez pas besoin de le dire à tout le monde si vous n’en avez pas envie, c’est une décision très personnelle.

    Mais pourquoi est-ce si important que l’enfant sache d’où il vient ? Tout d’abord pour des raisons médicales. Si un médecin lui pose des questions sur les antécédents médicaux dans sa famille, il doit savoir qu’une partie de son patrimoine génétique ne vient pas des personnes qui l’ont élevé.

    Sur le plan affectif, l’enfant n’accordera pas autant d’importance à l’origine génétique, il verra que c’est que c’est vous qui l’aimez et qui l’élevez.

    La question maintenant est de savoir quand lui dire. De même que pour l’adoption, les spécialistes recommandent d’en parler le plus tôt possible pour que l’enfant ne soit pas choqué de l’apprendre et qu’il en soit conscient dès tout petit. Le pire moment serait de le découvrir par inadvertance au moment de l’adolescence, lorsque l’identité est la plus fragile.

    Il y a sur le marché du livre de nombreux contes expliquant les différents types de famille. Il est très probable qu’il en existe un qui puisse aider votre enfant à comprendre qu’il a été conçu grâce à un don d’ovocytes. Des groupes de soutien psychologique pour les personnes ayant eu recours au don d’ovocytes pourront certainement vous conseiller sur la façon d’en parler.

    Je vous renvoie également à notre article : Dire à mon enfant qu’il est né d’un don de gamètes ou d’embryons.

    En espérant vous avoir répondu,

    Bonne journée.

    02/03/2016 à 11:31
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  3. Bonjour Gys,

    D’après ce que je lis, votre fils aura environ 4 ans et demi maintenant… Pouvez-vous me dire si vous en avez-déjà parlé avec lui ? Comment ça s’est passé ? Avez-vous senti une différence dans votre relation parentale ?
    Je suis enceinte de 6 mois après une FIV-DO et j’ai beaucoup de doutes. Je le sens tellement à moi dès maintenant, dans mon ventre. Est-ce vraiment nécessaire d’en parler ? Merci d’avance pour votre retour.

    17/05/2017 à 12:41
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  4. Boujour à vous, moi j’ai une idée bien différente à ce sujet. Je compte commencer une procédure de DO dès janvier. Si je réussi à avoir mon bébé je ne vois pas la nécessité de le dire à mon enfant. Cet enfant aura les gènes de mon mari et il sortira de mes entrailles. Avec tous ces paramètres je ne vois pas pourquoi je prendrai le risque de le dire à l’enfant. J’en ai parlé avec mon mari et lui pense comme moi. Pour moi il n’y’a aucune différence avec un enfant ordinaire. L’adoption est bien différente car l’enfant a d’autres parents biologique et le plus souvent on le récupère au moins après le sevrage. Dans ce cas on peut le dire à l’enfant.

    27/12/2017 à 10:17
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  5. Bonjour Gys. Déjà félicitation pour votre enfant obtenu par do. Pour moi c’est une affaire strictement personnelle. À chacune son avis sur le sujet, je ne juge personne. Mais je ne sais pas si la clinique acceptera te donner l’identité de la donneuse. Ça sera assez difficile car ça entre dans la législation de chaque pays qui rend le don anonyme. En tous cas si c’est se que tu penses vraiment faire, je l’encourage vers cet idée. Mais tu sais les enfants de nos jours sont imprévisible. Il ne faudrait pas qu’il te renie malgré que tu lui explique les circonstances qui t’ont obligés à avoir recours au do. C’est un sujet assez délicat, il faut le reconnaitre.

    15/03/2018 à 13:49
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  6. Moi non plus je n’adhère pas à cette idée de faire connaître l’enfant issu du do à la donneuse. Le don est anonyme et pour moi il devrait rester ainsi jusqu’au bout. Après ça dépend le parent qui aimerais se lancer dans ce genre ne mission suicide ça n’engage que lui. L’enfant pour moi est celui qui nous appelle affectueusement « maman ». Les gènes n’ont jamais élevé un enfant, ni le nourrir ni l’éduquer ni l’aimer. Si moi j’étais un enfant issu du do et que j’en venais à le découvrir un jour, jamais je ne chercherai ma donneuse car c’est pas elle qui m’a donné la vie. Bonne soirée à vous.

    28/03/2018 à 21:10
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  7. Me concernant, je pense que si jamais je décide de le faire, je le dirai à mon enfant. Parce que cacher la vérité et que l’enfant le découvre un jour peut avoir des conséquences. L’enfant risque de se sentir trahi et nous en vouloir.

    30/03/2018 à 17:31
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