Pour Zaira Salvador (embryologiste) et Dr. Mark P. Trolice (gynécologue).
Dernière actualisation: 01/10/2018

La fécondation in vitro est une technique de procréation assistée qui consiste à extraire les ovules par ponction folliculaire, pour ensuite les féconder en laboratoire avec les spermatozoïdes de l’homme. Suite à ce procédé, on peut observer l’évolution des embryons jusqu’à leur transfert dans l’utérus de la future mère pour obtenir la grossesse.

Quand avoir recours à la FIV?

Plusieurs situations de stérilité peuvent conduire un couple à avoir recours à la technique de FIV pour pouvoir aboutir à une grossesse. Les causes de l’infertilité peuvent résulter à la fois de problèmes masculins et de problèmes féminins, ou bien d’un mélange des deux choses.

Ci-après, vous pourrez trouver les instructions les plus courantes sur la fécondation in vitro:

Infertilité masculine

Dans des cas modérés ou graves d’infertilité masculine, il est possible de faire appel à la fécondation in vitro pour tenter d’obtenir une grossesse:

Infertilité féminine

Chez la femme, on peut retrouver les complications suivantes:

Conditions pour la FIV

Il est important d’expliquer qu’il existe deux types de FIV: la FIV classique et la FIV ICSI. Le terme ICSI, utilisé pour la fécondation in vitro avec micro-injection, provient du terme anglais Intra Cytoplasmic Sperm Injection.

Il traduit bien la technique employée: choisir un spermatozoïde et l’injecter dans le cytoplasme de l’ovocyte, à un endroit bien déterminé pour induire le processus de fécondation. Alors que pour une FIV classique, les spermatozoïdes sont déposés dans la boîte de culture contenant les ovocytes sélectionnés, la FIV ICSI consiste à injecter un seul spermatozoïde directement dans l’ovocyte.

Pour pouvoir réaliser la fécondation in vitro, il est essentiel que la femme soit capable de produire des ovocytes. De plus, il est essentiel qu’elle n’ait ni problèmes ni anomalies utérines qui empêcheraient la nidation de l’embryon ou l’évolution de la gestation.

Pour l’homme, les conditions varient en fonction du type de FIV réalisée. Si la qualité du sperme le permet, c’est-à-dire, si elle a un TMS (Test de Migration Survie), aussi appelé Test de capacitation entre 1 et 3 millions/ml, on utilisera plutôt la FIV classique.

Si au contraire le sperme a de graves problèmes de mobilité, morphologie ou concentration, on choisira plutôt l’ICSI. Les échantillons ne provenant pas de l’éjaculat exigent l’ICSI, puisque la qualité est anormalement faible.

Dans tous les cas, même si les conditions pour la FIV classique sont réunies, certaines cliniques de fertilité préfèrent utiliser l’ICSI.

D’autre part, si la femme n’est pas en mesure de produire des ovules, et ce dû à une insuffisance ovarienne ou ménopause, elle peut réaliser la FIV par le biais du don d’ovocytes. Pour plus d’informations sur le sujet, nous recommandons la lecture de l’article suivant: FIV avec don d’ovocytes.

Il est également possible de réaliser la FIV grâce au don de sperme ou la FIV avec double don, c’est à dire, avec un don d’ovocytes et de spermatozoïdes.

Conditions en Belgique

En Belgique, la loi définit « l’auteur du projet parental comme toute personne ayant pris la décision de devenir parent par le biais d’une procréation médicalement assistée, qu’elle soit effectuée ou non au départ de ses propres gamètes ou embryons ». Cette définition reconnait donc explicitement la parentalité pour des parents du même sexe ou seuls.

La Belgique autorise l’accès aux techniques de reproduction assistées aux femmes célibataires et couples homosexuels. L’insémination artificielle peut, de plus, être réalisée grâce à un don de sperme provenant d’un donneur connu de la future mère, même si celui-ci n’est pas son partenaire.

Conditions en Suisse

La loi suisse est relativement stricte en ce qui concerne la PMA. Même si depuis le 5 juin 2016, la loi est plus permissive et autorise l’utilisation du diagnostic préimplantatoire (DPI), de la congélation d’embryons, et de la culture de 12 embryons.

Don de sperme
Il est important de souligner qu’en Suisse, le recours à un don de sperme est réservé aux couples mariés. Les pacsés, les concubins ou les couples lesbiens son exclus du processus de fécondation in vitro et n’ont pas accès à la banque de sperme.

De plus, le don de sperme en Suisse n’est pas anonyme. La loi permet à l’enfant né par ce biais d’obtenir les données relatives à son père biologique une fois qu’il a atteint sa majorité. Il s’adresse pour ce faire à l’Office de l’état civil, qui informe le donneur de la procédure entamée par l’enfant.

Contrairement des pays comme l’Espagne, la Suisse n’autorise pas la rémunération de ses donneurs de sperme.

Pratiques interdites en Suisse
Selon la loi fédérale (LPMA) du 18 décembre 1998:

Le don d’ovules et d’embryons ainsi que la maternité de substitution sont interdits.

Les femmes dans l’impossibilité d’apporter donc, leurs propres ovocytes, devront avoir recours à un processus de FIV DO à l’étranger.

Conditions au Québec

Au Québec, la FIV est ouverte aux couples et à toutes les femmes en âge de procréer, résidentes du Québec, même fertiles et célibataires. Les personnes homosexuelles ou transexuelles peuvent aussi bénéficier de la PMA.

Le projet de loi 20 touche plutôt les conditions de remboursement et l’âge des femmes qui bénéficient de la PMA. Le PL20 prévoit la prise en charge par la RAMQ des traitements de préservation de la fertilité pour les personnes faisant face à des traitements de chimiothérapie oncologique ou de radiothérapie comportant un risque sérieux d’entrainer des mutations génétiques aux gamètes ou l’infertilité permanente.

En plus de réorganiser le travail des médecins, le projet de loi 20 met fin à la gratuité universelle de la procréation assistée et impose diverses conditions à ceux qui veulent se prévaloir de crédits d’impôt liés à ces actes médicaux. Et il interdit purement et simplement l’accès à la FIV aux femmes de plus de 42 ans.

Comment se passe une FIV?

La procédure de la FIV est complexe, étant donnée la longueur des étapes pour la réussite du traitement.

La stimulation ovarienne contrôlée
la femme reçoit un traitement hormonal pendant à peu près 10 jours pour stimuler la production d’ovules et pouvoir ainsi en obtenir un plus grand nombre. De plus, ce traitement permet de contrôler le moment de l’ovulation, et augmente les possibilités que les ovocytes obtenus soient matures et aptes pour la fécondation.
Ponction ovarienne ou folliculaire
c’est l’intervention chirurgicale par laquelle sont prélevés les ovocytes matures. Elle est réalisée par un système d’aspiration, dure environ 20-30 minutes et se fait sous anesthésie.
Recueil et préparation du sperme
les spermatozoïdes de l’homme sont en général recueillis par masturbation, ou bien par aspiration percutanée de l’épididyme ou par biopsie testiculaire. Puis, le sperme passe par un procédé de capacitation spermatique qui rendra les spermatozoïdes capables de féconder et former l’embryon.
Fécondation
l’ovocyte et le spermatozoïde fusionnent, ou bien par eux-mêmes (FIV classique) ou bien par micro-injection (ICSI).
Culture des embryons
une fois l’ovocyte fécondé, les embryons sont placés dans un incubateur spécial qui réunit les conditions optimales pour le développement embryonnaire. Son évolution sera soigneusement observée jusqu’au transfert, réalisé le 3e jour (J3) ou le 4e-5e jour de développement (J5).
Préparation endométriale
la femme reçoit des estrogènes et de la progestérone afin que son endomètre (tissu qui recouvre la paroi interne de l’utérus et où se fait la nidification des embryons) acquiert l’aspect et la consistance adéquate à la correcte implantation.
Transfert d’embryons
le ou les embryons sélectionnés seront implantés dans l’utérus de la future mère dans l’attente de l’implantation et donc de la grossesse. Bien qu’il soit recommandé de transférer un seul embryon, en France il est permis d’en implanter jusqu’à 3.
Embryons congelés
les embryons de qualité qui n’auront pas été transférés sont cryopréservés par voie de vitrification, à usage postérieur.
Test de grossesse
entre 10 et 15 jours après le transfert, la femme pourra réaliser un test de grossesse pour détecter l’hormone hCG, produite depuis l’implantation embryonnaire.

Statistiques et taux de réussite

Pour toutes les techniques de procréation assistée, la réussite du traitement s’évalue toujours en fonction de plusieurs facteurs, l’âge de la patiente étant l’un des plus influents.

  • 40% des femmes de moins de 35 ans.
  • Entre 27-36% des femmes de 35 à 37 ans.
  • Entre un 20-26% des femmes de 38 à 40 ans.
  • Entre un 10-13% des femmes de plus de 40 ans.

Lorsque l’on évoque et compare les taux de réussite entre les différentes techniques ou les différents centres de reproduction, il est important de définir le concept de réussite, car les résultats se mesurent en probabilité de grossesse, d’accouchement, de bébé sain, etc.

Le réel succès de la FIV fait référence à la naissance d’un enfant sain et pas seulement à la réussite de la grossesse, car malheureusement parfois quelques grossesses sont un échec et ne sont pas évolutives.

Avantages et inconvénients de la FIV

Comme dans toutes les techniques reproductives, nous retrouvons des avantages et des inconvénients. Les voici:

Avantages

Les avantages de cette nouvelle technique résident entre autres dans le taux beaucoup plus élevé du taux de fécondation.

  • Taux de réussite élevé.
  • Elle permet la grossesse pour les couples avec graves problèmes de fertilité. En particulier la ICSI, qui offre la possibilité de fécondation dans des cas d’infertilité masculine grave, comme par exemple l’azoospermie obstructive.
  • Il est possible de réaliser le processus avec des ovocytes et spermatozoïdes de donneur, ce qui permet d’obtenir la grossesse dans de nombreux cas d’infertilité.
  • En général, les effets secondaires possibles ne sont pas graves.

Inconvénients

L’innovation technologique et la sophistication des méthodes soulèvent parfois des limites, et comme toutes les techniques, la FIV présente des inconvénients.

  • La patiente doit s’auto-administrer le traitement hormonal, ce qui peut entraîner des complications.
  • Il s’agit d’une intervention chirurgicale sous anesthésie. Bien que ce soit une opération simple et de courte durée, elle n’en est pas moins risquée.
  • Son prix est plus élevé que d’autres techniques reproductives comme l’insémination artificielle.

Risques éventuels

Comme nous avons pu voir dans le paragraphe antérieur, la stimulation ovarienne et la ponction folliculaire réalisées pendant le processus de FIV peuvent engendrer certains risques que la patiente doit connaître avant de commencer le traitement.

Syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO)
la SHO fait référence à un excès de stimulation, au-delà du niveau recherché. Cela peut devenir grave, puisque cela provoque une augmentation de la taille des ovaires ainsi qu’une extravasation aigüe de fluides en dehors du flux sanguin due à l’augmentation de la perméabilité des vaisseaux sanguins. Cela peut compromettre la fonction des systèmes hépatique, hématologique, rénal et respiratoire.
Grossesse multiple
dans les cycles au cours desquels deux embryons sont transférés, la probabilité d’avoir une grossesse gémellaire est de 6%. Si trois embryons sont transférés, la probabilité d’avoir une grossesse gémellaire est de 12% et d’avoir une grossesse triple de 3%. Comme nous pouvons le voir, il ne s’agit pas de pourcentages extrêmement élevés, mais ils ne passent pas non plus inaperçus. C’est un risque qu’il faut prendre en compte.
Fausse couche
près de 20% des grossesses obtenues par FIV terminent en fausse couche, et la majorité dans les premières semaines de grossesse. Dans tous les cas, tout comme la grossesse multiple, tout dépend de l’âge de la patiente et des conditions de chaque femme ou couple.
Grossesse extra-utérine
entre 2 et 5% des femmes qui se soumettent à un traitement de FIV peuvent être confrontées à une grossesse extra-utérine, c’est-à-dire une grossesse dont l’implantation s’est faite hors de la cavité utérine. Ce nombre contraste avec le 1% approximatif des cas où ce type de grossesse peut avoir lieu, lorsque la conception a été réalisée de façon naturelle.

Prix et remboursment de la FIV

Il est important que le couple prenne en compte les dépenses supplémentaires et celles comprises dans le prix donné par le spécialiste.

Il est également important d’avoir à l’esprit que le premier essai de grossesse par FIV n’est pas toujours réussi et qu’il est recommandé d’examiner également le coût des procédés complémentaires comme la congélation des embryons, le transfert des embryons congelés, etc.

En France

La fécondation in vitro a un coût approximatif entre 3000 et 5000€. Le prix varie en fonction des besoins de chaque situation, de la clinique de fertilité où se réalisera le traitement, des examens médicaux, etc. Normalement, les médicaments que reçoit la patiente ne sont pas inclus dans le budget initial et coûtent entre 1000 et 1200€ pour celui de la stimulation, et environ 300€ pour celui de la préparation endométriale.

La caisse d’assurance maladie prend en charge à 100% avec exonération du ticket modérateur, les examens nécessaires au diagnostic de la stérilité, chez la femme et chez l’homme ainsi que pour le traitement (insémination artificielle, FIV, ICSI).

Quatre tentatives de fécondation in vitro avec ou sans micro-manipulations peuvent être remboursées. La femme doit être âgée de moins de 43 ans.

En Belgique

La fécondation in vitro a un coût approximatif d’entre 1000 et 2000€ euros par cycle, dont une petite partie à la charge du patient et 6 cycles par femme pourront être remboursés.

La FIV est prise en charge pour qui est affilié à une mutuelle, y compris les personnes homosexuelles. En Belgique, la fécondation in vitro n’est plus remboursée à partir de 43 ans, sauf pour les femmes ayant recours à un don d’ovocytes Dans ce dernier cas, la limite est repoussée jusqu’à 45 ans.

Depuis le 1er juillet 2003, les personnes soumises au système de mutuelle belge, ont droit au remboursement total des frais de laboratoire dans le cadre de la FIV. Si vous relevez du système de mutualité belge, votre traitement est remboursé à certaines conditions, autant les coûts de laboratoire du traitement de FIV que la plus grande partie de la médication pour la stimulation des ovaires, et ce pour maximum six cycles de traitement sont soumis à l’åge de la patiente, à savoir moins de 43 ans le jour de la ponction ovocytaire.

En Suisse

La fécondation in vitro a un coût approximatif de 10’000 francs. Le prix varie en fonction des besoins de chaque situation, de la clinique de fertilité où se réalisera le traitement, des examens médicaux, etc. Normalement, les médicaments que reçoit la patiente ne sont pas inclus dans le budget initial et coûtent entre 2000 francs de plus.

Les coûts des traitements sont en général assez importants et peuvent varier dun cas à l’autre. Lors de la première visite de contrôle, votre médecin vous donne un aperçu complet et détaillé des coûts liés à votre cas. En général, le processus de FIV n’est pas remboursé en Suisse.

L’insémination artificielle au moyen de l’insémination intra-utérine (fécondation artificielle par injection de spermatozoïdes directement dans l’utérus) fait partie des prestations prises en charge par l’assurance-maladie de base. Cependant, trois cycles de traitement par grossesse sont remboursés au maximum.

La fécondation in vitro suivie d’un transfert d’embryon n’est par contre pas une prestation remboursée par l’assurance-maladie obligatoire.

Il est important de souligner que le processus de FIV peut être déduit de votre déclaration d’impôt.

Au Québec

La fécondation in vitro a un coût approximatif d’entre 5500$ y 7000$. Le prix varie en fonction des besoins de chaque situation, de la clinique de fertilité où se réalisera le traitement, des examens médicaux, etc. Normalement, les médicaments que reçoit la patiente ne sont pas inclus dans le budget initial et coûtent entre 1000 et 1500$ pour celui de la stimulation, et environ 400$ pour celui de la préparation endométriale.

Les services de procréation assistée ne sont plus pris en charge depuis 2015 sauf l’insémination artificielle, la stimulation ovarienne dans le cadre de l’insémination artificielle et les services requis à des fins de préservation de la fertilité déterminés par le Règlement d’application de la Loi sur l’Assurance maladie.

La loi santé dite loi 20, adoptée en 2015, met fin à la gratuité du programme de procréation assistée et remplace celle-ci par un système de crédits d’impôt pour les familles à faible revenu. Ainsi, ceux qui gagnent moins de 50 000 $ se feraient rembourser environ 80 % des coûts de l’intervention.

La gratuité est désormais maintenue uniquement lorsque la fertilité est compromise (par exemple suite à une chimiothérapie) et pour les inséminations artificielles. Les frais relatifs aux activités médicales et aux médicaments liés à la stimulation ovarienne en vue d’une insémination intra-utérine seront assumés par la RAMQ. Jusqu’à neuf cycles d’inséminations intra-utérines seront couverts par la RAMQ.

Si vous devez faire un traitement de fécondation in vitro pour devenir maman, nous vous recommandons d'utiliser "Le Calculateur". En 3 étapes simples, qui vous permettra de connaître les cliniques à l’étranger qui répondent à nos critères de qualité rigoureux. En outre, vous recevrez un rapport contenant des conseils utiles avant de réaliser des visites dans les cliniques.

Enfin, ce rapport vous informera des éventuelles promotions ou prix spéciaux proposés par chaque clinique afin que vous puissiez en bénéficier.

Vos questions fréquentes

Quel est le taux de réussite de l’ICSI ? Et de la FIV ?

Pour Dr. Mark P. Trolice (gynécologue).

Par chance, de nombreuses études ont démontré que le taux de fécondation et de grossesse avec l’ICSI est similaire à celui de la FIv conventionnelle.

Quels peuvent être les effets négatifs des médicaments pour la FIV ?

Pour Zaira Salvador (embryologiste).

En cours de traitement, certains effets indésirables tels que des bouffées de chaleur, des douleurs abdominales, ou des saignements sont assez fréquents mais sont transitoires et le plus souvent sans conséquences pour la mère ou le fœtus.

Les femmes naissent déjà avec un nombre d’ovocytes déterminé et la maturité n’a aucun effet sur la fin du cycle reproductif.

Une grossesse naturelle après la FIV est-elle possible ?

Pour Zaira Salvador (embryologiste).

De nombreux couples réussissent à obtenir une seconde grossesse de manière naturelle après être passés par une grossesse in vitro.

Cela peut arriver dans des situations où la stérilité est réduite ou passagère.

Le stress est un parfait exemple. Certains couples voient leur fertilité limitée à cause de la recherche active de grossesse. L’anxiété peut affecter la qualité de leurs ovocytes et spermatozoïdes et mettre en difficulté la conception.

Un changement de mode de vie (relaxation, alimentation, réductions de substances nocives, etc.) peut donner une amélioration considérable du potentiel de fertilité.

Ce procédé peut aussi avoir lieu dans des cas de stérilité ou infertilité de cause inconnue.

Les médicaments prescrits pour la FIV sont-ils toujours les mêmes ?

Pour Zaira Salvador (embryologiste).

Non, bien que l’objectif du traitement administré soit identique, il existe plusieurs protocoles et modes de stimulation ovarienne et préparation endométriale.

Les médicaments s’adaptent à la situation de chaque femme, ainsi que sa posologie. C’est pour cette raison qu’il est indispensable de réaliser une bonne étude de fertilité de la femme avant le processus de FIV. Il est également important de considérer la réaction au médicament et éventuellement d’en modifier le type ou le dosage en fonction de cette dernière.

Quels sont les symptômes d’une FIV réussie ?

Pour Zaira Salvador (embryologiste).

Après le succès de la FIV, c’est-à-dire, après avoir obtenu un test de grossesse positif, les symptômes ne sont pas différents à ceux d’une grossesse naturelle. Il est possible que les médicaments administrés occasionnent quelques désagréments (ballonnement ou sensation de lourdeur), mais en principe, ce sont les mêmes symptômes.

Quel est le taux de réussite d’une deuxième tentative de FIV ?

Pour Zaira Salvador (embryologiste).

En fonction de la raison de l’échec du premier essai de FIV, un deuxième essai pourrait améliorer ou non le taux de réussite.

Par exemple, si l’échec du premier essai de FIV est dû à une mauvaise préparation endométriale, on modifiera le protocole médicamenteux lors du deuxième essai.

En règle générale, la seconde tentative prend en compte la modification de quelques paramètres pour améliorer le traitement et termine souvent en un taux de réussite supérieur, bien que cela dépende de chaque situation, comme on l’a commenté auparavant.

Le repos après la FIV est-il nécessaire ?

Pour Zaira Salvador (embryologiste).

Pas nécessairement. La femme ne doit rester au repos ni après la ponction folliculaire ni après le transfert, si ce n’est durant les minutes recommandées par les médecins. C’est seulement dans des cas exceptionnels que le spécialiste recommande de rester au repos.

Vous pourrez trouver plus d’informations sur le lien suivant: Repos après une FIV ou ICSI.

Quel type de FIV est le plus recommandé ? FIV classique ou ICSI ?

Pour Zaira Salvador (embryologiste).

Aucune technique n’est meilleure que l’autre, étant donné que toutes deux ont leurs avantages et inconvénients. Selon les caractéristiques et situation de fertilité de chaque couple, l’une des deux méthodes sera recommandée pour féconder l’ovule.

Un cas comme l’asthénozoospermie grave par exemple, requiert l’ ICSI pour pouvoir obtenir la grossesse. Pour autant, les troubles de l’ovulation ou obstruction tubaire auront besoin d’une FIV classique.

La FIV classique se rapproche plus du protocole naturel et requiert moins de manipulation. Cependant l’ICSI permet de se rapprocher de plus près la grossesse, en forçant l’union de l’ovocyte et du spermatozoïde.

Comment utiliser la calculette de mon calendrier prévisionnel de FIV ?

Pour Zaira Salvador (embryologiste).

Il n’est pas facile de calculer avec certitude votre date d’accouchement. Une grossesse FIV n’est pas différente d’une grossesse «naturelle». En faisant une FIV, vous connaissez par contre exactement la date de fécondation, ce qui permet une plus grande précision du résultat.

La rédaction vous recommande

Comme nous l’avons commenté au préalable, la FIV passe par de nombreux procédés médicaux complexes, dont l’un des plus importants est la stimulation ovarienne. Pour plus d’informations sur le sujet, nous recommandons la lecture de cet article: Stimulation ovarienne après l’ICSI.

Autre procédé très important à tenir à compte: la culture des embryons, étape préparatoire pour une grossesse réussie. Nous vous invitons à lire cet article sur le sujet: La culture d’embryons.

Bibliographie

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Auteurs et collaborateurs

 Zaira Salvador
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) et embryologiste spécialiste en Médecine Reproductive, Master en Biotechnologie de la Procréation Assistée par l'Universidad de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Plus d'informations
Affiliation au Conseil de l'Ordre: 3185-CV
Dr. Mark P. Trolice
Docteur en Médecine, spécialisé en Gynécologie et Obstétrique par la Rutgers Robert Wood Johnson Medical School de New Jersey (USA.). Professeur associé au Département de Gynécologie et Obstétrique de l'University of Central Florida College of Medicine. Directeur de la clinique Fertility Care: The IVF Center. Titre de Top Doctor in America. Plus d'informations
Affiliation au Conseil de l'Ordre de Floride: ME 78893

12 commentaires

  1. Top commentaires
    elodie88

    Bonjour à tous. Voilà j’ai 26 ans et j’ai eu recours à une FIV en décembre!

    Apres une consultation en urgence vendredi pour une grosse douleur au bas ventre on ma dit que c’était des douleurs pelviennes!

    J’ai consulté mon gyné mardi et mon utérus était vide sachant que j’étais a un mois de grossesse, une grosse masse dans l’ovaire, donc bébé s’est logé dans l’ovaire!

    J’ai eu une IVG!

    Je voulais savoir si on pourraits m’aider sur le fait de savoir quand peut-on recommencer une tentative?
    Et à combien de tentatives avons-nous droit en tout?

    Merci de vos réponses

    • Isabelle Gutton

      Bonjour elodie88,

      En cas de grossesse extra-utérine, dans votre cas dans l’ovaire, vos prochaines tentatives devront faire l’objet d’un suivi particulier. En plus du test de grossesse, une échographie de contrôle permettra de vérifier la présence du sac gestationnel dans l’utérus.

      Votre médecin vous indiquera quand vous pourrez refaire une tentative. Sachez qu’en France, jusqu’à 4 tentatives de FIV peuvent être prises en charge par la Sécurité sociale.

      J’espère vous avoir répondu.

      • elodie88

        Bonjour

        D’accord je vous remercie énormément. Oui vous avez répondu au questions que je me posais !
        Je suis rassurée du coup, de savoir qu’il y aura un suivi particulier pour la prochaine tentative !

  1. delflily

    Bonjour,
    Voici en quelques mots mon parcours. Je viens d’avoir 39 ans (mon conjoint a 38 ans). L’été dernier, j’ai eu une grosse infection gynécologique qui a endommagé mes trompes. On a du m’enlever les 2 trompes au mois de septembre.
    Depuis, nous avons avec mon conjoint débuté un parcours de FIV. (Nous n’avons pas d’enfant)
    1ere FIV en janvier – 1 embryon implanté à J2 – Negatif (aucun embryon congelé)
    2eme FIV en mars – 1 embryon implanté à J5 – Négatif (aucun embryon congelé, pourtant il en restait 9).
    Aujourd’hui, je viens de faire la ponction pour ma 3eme FIV. On a eu 10 ovocytes.
    J’attends demain pour savoir quand est-ce qu’aura lieu le transfert.

    Voici mon dilemme, lors de la 2eme fiv, on nous a conseillé de mettre 2 embryons, mais avec mon conjoint nous ne voulons absolument pas de jumeaux. Du coup, pour les 2 premières fiv, nous avons mis 1 seul embryon.

    Pour cette 3eme tentative, nous voulons mettre toutes les chances de notre côté et on nous conseille de mettre 2 embryons, mais nous avons toujours cette crainte des jumeaux. Nous voulons avoir 1 enfant et pas 2.
    J’ai l’impression qu’on me donne le choix entre 0 et 2 enfants, c’est très dur.
    Je n’arrête pas de lire des commentaires de femmes à qui on a implanté 2 embryons et qui ont des jumeaux.

    Quelles sont les statistiques ?
    Que nous conseillez-vous ?

    Merci

  2. Lily

    Bonjour, j’ai eu un transfert le 7 mai d’un J5 congelé. (Donc conception de 2 mai). J’ai fait une prise de sang le 18 mai avec un taux a 17. Je dois refaire une prise de sang pour voir si le taux augmente. Y a t’il une possibilité que je sois enceinte malgré ce taux très bas??? Merci de votre réponse car cela me travaille beaucoup

  3. Lisa

    Bjr j’ai poste un message à la spécialiste et j’ai pas eu de réponse jusqu’à mnt

  4. NINI

    bonjour,
    j’ai bientôt 42 ans, et je tente la FIV 3 par ICSI.
    pris en charge sécu 100 % et supplément hôpital par mutuelle.

    quand on parle de 4 prise en charge secu ca veut dire quoi ?

    pur la 5e, les médecins ne font plus de feuilles de maladie ? ou ca veut dire que la secu ne fait plus 100 % mais un autre pourcentage ? et la mutuelle doit prendre le reste ou ca veut dire secu 100 % et tout par la mutuelle, ou c’est même pire et que c’est refus de la cpam et la mutuelle risque donc aussi de refuser ?

    merci

  5. laure52

    petitemarie47 si tu n’as pas les idées claires sur le don, attends un peu. C’est important que tu demandes de l’aide à un professionnel pour ta peur. Demande à ton médecin de t’orienter vers le psychologue avant le traitement et quand tu seras prête, tu pourras commencer tranquille.
    Si pour l’instant tu veux le tenter avec tes ovocytes, essaye mais moi, j’irais consulter le psy quand même. C’est pas facile d’accepter le fait que ça ne va pas être ton fils génétiquement parlant, je parle par expérience, mais avec le soutien psy nécessaire, tout ira bien, courage!

  6. petitemarie47

    J’aimerais savoir si il y a des femmes qui ont réussi à devenir enceintes par FIV avec une réserve ovarienne diminuée… Moi je dois choisir entre le don d’ovocytes et la FIV classique.
    Je ne sais pas trop quoi faire, j’ai déjà une fille de manière naturelle après avoir fait beaucoup de traitements… un miracle! Aujourd’hui à 39 ans, mon médecin me recommande le don d’ovocytes, mais ça me fait un peu peur… Que me conseillez-vous? Des expériences?

  7. Amparo

    Très bon article. Il donne des informations complètes et est facile à
    comprendre.

  8. petitpapillon

    Très bon article. Super utile.