Par Andrea Rodrigo (embryologiste), Dr. Carmen Ochoa Marieta (gynécologue), Dr. Elena Izquierdo Trechera (gynécologue) et Dr. Óscar Oviedo Moreno (gynécologue).
Dernière actualisation: 27/08/2018

L’avortement spontané, aussi appelé fausse-couche spontanée (FCS) ou simplement fausse-couche, est la perte involontaire de l’embryon avant la 20e semaine de grossesse ou 22e semaine d’aménorrhée. Il peut aussi s’agir de la perte d’un fœtus d’un poids inférieur à 500 grammes.

Si la perte gestationnelle se produit à une étape postérieure, elle n’est plus considérée comme una fausse-couche, mais comme un accouchement prématuré, même si celui-ci peut aussi se terminer par la mort du fœtus.

Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.

Qu’est-ce qu’une fausse-couche ?

L’avortement spontanée ou fausse-couche est l’interruption involontaire de la gestation par la perte du fœtus.

Les statistiques montrent que les fausses-couches spontanées se produisent pendant le premier trimestre de la grossesse et, souvent, la femme ne se rend même pas compte qu’elle était enceinte.

L’avortement spontané peut dériver sur des conséquences sérieuses pour la santé physique de la femme mais aussi pour sa santé mentale. En effet, il s’agit d’une situation dramatique pour les couples désirant un enfant. D’un point de vue psychologique, il s’agit d’un processus très douloureux.

Le rétablissement de la femme qui a subi une fausse-couche peut durer plusieurs semaines.

Les règles peuvent revenir plus tard que prévu par rapport au cycle normal. La menstruation de la plupart des femmes dans cette situation se produit entre quatre et six semaines après l’avortement.

La partie réellement éprouvante est la partie psychologique et émotionnelle, plus que physique à proprement parler. La fausse-couche représente un coup dur pour la future maman, non seulement à cause de la déception et du traumatisme qu’elle implique, mais aussi à cause des brusques changements hormonaux qui se produisent dans un laps de temps limité.

Il peut être difficile de retrouver le moral et de ne pas se laisser vaincre par la dépression.

Il n’y a aucune honte à demander de l’aide. Il existe des thérapies de couple et des groupes de soutien adaptés pour ce genre de situation.

Types de fausses-couches

Il est possible de distinguer différents types d’avortements spontanés en fonction de différents critères :

Fausse-couche sporadique vs fausse-couche à répétition ou récurrente
si elle se produit de manière ponctuelle ou si elle se produit plus fréquemment
Avortement subclinique vs avortement clinique
s’il survient vers le moment de la nidation et passe donc inaperçu ou s’il survient après le test de grossesse positif
Fausse-couche précoce vs fausse-couche tardive
si elle se produit à un stade précoce (durant le premier trimestre) ou si elle se produit à un stade avancé, après trois mois de grossesse
Œuf clair ou grossesse anembryonnaire vs avortement embryonnaire
si on observe à l’échographie un œuf vide ou si on observe au contraire la présence d’un embryon qui a cessé de se développer
Avortement complet vs avortement incomplet
si tout le contenu de l’utérus est éliminé après la mort fœtale ou si des restes fœtaux restent dans l’utérus

Vous trouverez plus de détails à leur sujet en lisant notre article : Types de fausses-couches.

Causes de l’avortement spontané

Parmi les causes qui peuvent conduire à la perte fœtale, certaines sont liées au fœtus lui-même alors que d’autres sont en rapport avec la femme enceinte. Nous vous les détaillons ci-après :

Causes fœtales
les anomalies chromosomiques du fœtus sont l’une des raisons principales pour lesquelles le développement du bébé peut s’interrompre.
Causes maternelles
les malformations utérines, les infections et certaines maladies auto-immunes ou endocrines sont aussi des causes de pertes fœtales.

Les complications propres à toute grossesse peuvent finir en avortement spontané, mais il faut reconnaître que la gravité de ces complications augmente lorsqu’il existe des facteurs de risque comme ceux que nous vous détaillons ci-dessous :

  • Alimentation est incorrecte ou insuffisante. L’alimentation est un aspect qui doit être tout particulièrement surveillé pendant la grossesse
  • Consommation de tabac
  • Déséquilibre hormonal
  • Présence d’une infection sexuellement transmissible (IST)
  • Problèmes de santé, comme par exemple maladies cardiaques congénitale, maladies rénales, diabètes ou maladies de la thyroïde
  • Fièvre élevée
  • Présence d’un dispositif intra-utérin (DIU) ou stérilet au moment de la conception
  • Malformations utérines

Signes de fausse-couche

Même si une femme présente certains signes ou symptômes de fausse-couche, la perte du fœtus ne vas pas se produire de façon systématique. Le risque de fausse-couche est simplement un avertissement concernant l’existence de cette possibilité.

L’un des signes les plus préoccupants pour la femme enceinte est la présence d’un saignement vaginal abondant.

L’apparition de douleurs ou de gênes d’origine inconnue ou peu fréquentes et d’intensité moyenne à élevée doit aussi être source de doutes.

Des douleurs abdominales, de la fièvre ou une sensation de faiblesse sont d’autres symptômes fréquents qui peuvent indiquer l’éventualité d’une fausse-couche imminente et doivent faire tirer la sonnette d’alarme.

Lorsqu’une femme détecte un symptôme d’avortement spontané, quel qu’il soit, elle doit contacter le plus vite possible un spécialiste pour avoir une chance d’y remédier à temps.

Vous trouverez plus de détails dans l’article spécialisé : Risques de fausse-couche.

Avortement spontané et traitement

En cas de menace de fausse-couche, la prévention la plus indiquée est le repos. Il est conseillé de garder le lit et de prendre des sédatifs utérins.

Dans certains cas, le spécialiste prescrit de la progestérone, bien que des études scientifiques mettent en doute son efficacité dans cette situation.

Si l’avortement se produit, il n’est en principe pas nécessaire de réaliser un traitement spécifique. Le fœtus est simplement expulsée comme une perte de sang. Si l’expulsion n’a pas lieu, on va procéder à un curetage.

Le curetage s’effectue sous anesthésie, en dilatant le col de l’utérus et en raclant à l’aide d’une curette les restes de tissus qui auraient pu adhérer à l’intérieur de l’utérus.

Il existe aussi des cas où l’on prescrit des médicaments comme le misoprostol pour provoquer des contractions utérines qui vont aider à éliminer les restes de la fausse-couche.

Cependant, cette technique est susceptible d’entraîner la manifestation de plusieurs effets secondaires :

  • Nausées
  • Vomissements
  • Diarrhée
  • Frissons
  • Maux de tête
  • Saignement vaginal

Les restes organiques expulsés de façon spontanée ou par le curetage de la cavité utérine seront envoyés au laboratoire pour analyse, pour tenter d’établir un diagnostic expliquant les causes de la fausse-couche et éviter ainsi qu’un autre avortement se produise lors de la prochaine grossesse.

Comment prévenir une fausse-couche ?

Les conseils pour la prévention de la fausse-couche naturelle ou spontanée se basent sur le suivi propre à toute femme enceinte. Il s’agit d’éviter, dans la mesure du possible, les facteurs de risques décrits ci-dessus qui peuvent avoir un impact sur la grossesse et être responsables de l’avortement spontané.

Si la grossesse est désirée et programmée, il est conseillé de traiter au préalable de possibles maladies ou problèmes de santé qui pourraient constituer un facteur de risque.

L’hypertension, l’obésité ou le diabète, en l’absence d’un suivi médical adéquat, peuvent augmenter les risques de faire une fausse-couche.

Il est également utile de faire des analyses pour savoir si la future mère a eu une infection comme la toxoplasmose ou la rubéole, susceptibles de provoquer des altérations fœtales qui pourraient conduire à une interruption non désirée de la grossesse.

D’autres maladies auxquelles une femme doit prêter attention si elle veut tomber enceinte sont les anomalies utérines ou les maladies immunitaires.

Il est bien entendu essentiel de mener une vie saine, d’avoir une alimentation équilibrée, d’éviter les excès et de faire de l’exercice de façon modérée. De plus, il faut se rendre à tous les examens de contrôle indiqués par le gynécologue et respecter strictement ses indications.

Vos questions fréquentes

Si j’ai fait une fausse couche, est-ce que cela peut se reproduire la prochaine fois que je tombe enceinte ?

Par Dr. Elena Izquierdo Trechera (gynécologue).

Environ une grossesse sur cinq est interrompue au cours du premier trimestre et est souvent suivie d’une grossesse plus tardive normale.

En cas de deux fausses couches ou plus, il est conseillé de réaliser un bilan de fertilité complet aux deux membres du couple pour diagnostiquer les causes possibles et recommander les traitements indiqués.

Le risque de fausse couche augmente-t-il si la grossesse est obtenue par une technique de procréation médicalement assistée ?

Par Dr. Carmen Ochoa Marieta (gynécologue).

Non. Le risque d’avortement après un traitement de procréation assistée est comparable au risque que présente le reste de population.

En quoi consiste un avortement thérapeutique ?

Par Dr. Óscar Oviedo Moreno (gynécologue).

L’avortement thérapeutique est un avortement pratiqué pour des raisons médicales. Les causes médicales de base sont les suivantes:

  • Si la vie de la mère est menacée.
  • Pour protéger la santé physique ou mentale de la mère.
  • Lorsqu’il existe un risque de maladie congénitale ou génétique.
  • Lors de grossesses multiples, il est parfois recommandé de réduire le nombre d’embryons à un nombre qui rend le risque plus acceptable et la grossesse sans danger.
  • Lorsqu’il existe un risque grave pour la vie future du bébé, soit parce qu’il présente une malformation, soit parce qu’il présente un risque de mort douloureuse au moment ou peu après la naissance.

Combien de temps faut-il attendre pour retomber enceinte après un avortement spontané ?

Par Andrea Rodrigo (embryologiste).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande d’attendre environ six mois avant de retomber enceinte. Cependant, différentes études scientifiques indiquent que les possibilités de faire une nouvelle fausse-couche sont moindres lorsque le temps d’attente est réduit.

Les conseil de l’OMS prennent surtout en compte l’aspect émotionnel, car un avortement non souhaité constitue un traumatisme difficile à surmonter. Il convient donc de faire son deuil et de se préparer à revivre une nouvelle grossesse. D’autre part, les études scientifiques qui conseillent d’attendre le moins possible se basent sur des aspects physiologique du corps féminin.

Quoi qu’il en soit, il est important d’en parler avec son médecin. De nombreux spécialistes recommandent d’attendre deux cycles avant de réessayer. Il s’agit d’une moyenne : le moment va surtout dépendre du type de fausse-couche et de ses conséquences physiques et émotionnelles sur la patiente.

Jusqu’à quand y a-t-il un risque de fausse-couche ?

Par Andrea Rodrigo (embryologiste).

On parle de fausse-couche à proprement parler jusqu’à la 22e semaines après les dernières règles.

Le risque diminue cependant au fur et à mesure que la grossesse se déroule sans encombres. Ainsi, le risque diminue fortement après la 10e semaine s’il n’y a eu aucune complication. En effet, les fausses-couches tardives sont statistiquement parlant assez rares, les cas les plus nombreux se produisant autour de la 9e semaine de grossesse.

Quel est le risque de fausse-couche selon l’âge ?

Par Andrea Rodrigo (embryologiste).

Le risque d’avortement spontané est significativement plus présent chez les femmes plus âgées. S’il n’est que de 15% chez les femmes de moins de 35 ans, il monte à 34% après 40 ans et même à plus de 50% après 45 ans.

L’âge du père a également son importance.

L’amniocentèse peut-elle être responsable d’une fausse-couche ?

Par Andrea Rodrigo (embryologiste).

Effectivement, l’amniocentèse est un examen invasif qui peut perturber le bon déroulement de la grossesse. Il est conseillé de ne pas la réaliser trop tôt et d’attendre au moins la 15e semaine de grossesse.

Comment savoir s’il s’agit de fausse-couche à répétition ?

Par Andrea Rodrigo (embryologiste).

On parle de fausse-couche à répétition à partir de trois interruptions consécutives de la grossesse.

Si cela arrive, il est vraisemblable que l’avortement ne se produit pas de façon fortuite mais qu’il existe un problème de base qu’il convient d’identifier.

Vous en saurez plus en lisant notre article : Fausse-couche à répétition.

La rédaction vous recommande

La meilleure manière de prévenir la fausse-couche, c’est d’en reconnaître immédiatement les premiers symptômes et de consulter le plus vite possible. Il y a aussi différents facteurs de risque à éviter. Vous en saurez plus en lisant : Risque de fausse-couche précoce.

En présence de fausses-couches à répétition, il faudra chercher à obtenir un diagnostic pour en déterminer la ou les causes. Plus d’informations en suivant le lien: Fausses-couches à répétition.

L’avortement spontané n’est qu’une des causes possibles d’infertilité féminine. Vous en apprendrez plus au sujet de l’infertilité et de la stérilité en lisant cet article : Infertilité et stérilité.

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Bibliographie

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Wilcox AJ, Weinberg CR (1988). Incidence of early loss of pregnancy. N Engl J Med; 319: 189-194.

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Auteurs et collaborateurs

 Andrea Rodrigo
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale. Plus d'informations
Dr. Carmen Ochoa Marieta
Diplômée en médecine de l'Université du Pays basque, avec un doctorat en médecine et chirurgie de l'Université de Murcie. Il dirige actuellement l'Unité de reproduction assistée du Centre d'études sur la reproduction (CER SANTANDER) à Santander et l'Unité de diagnostic de la médecine de reproduction à Bilbao. Plus d'informations
Affiliation au Conseil de l'Ordre: 484805626
Dr. Elena Izquierdo Trechera
Diplômée en médecine de l'Université Complutense de Madrid, spécialisée en obstétrique et gynécologie, et en reproduction humaine de l'Université Rey Juan Carlos et de l'IVI. Actuellement, elle est directrice médicale de la clinique de fertilité Velazquez. Plus d'informations
Affiliation au Conseil de l'Ordre: 282866949
Dr. Óscar  Oviedo Moreno
Diplômé en Médecine et Chirurgie de l'Universidad de Caldas (Colombia) et spécialiste en Médecine Interne à la Pontificia Universidad Javeriana de Bogotá. Titre homologué en Espagne en 2003. Spécialité en Gynécologie et Obstétrique à l'Universidad Complutense de Madrid, avec formation à l'Hôpital Clínico Universitario San Carlos de Madrid. Expert en Médecine Reproductive et diplôme d'Echographie Obstétrico-Gynécologique (niveaux I, II y III). Plus d'informations
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2 commentaires

  1. Top commentaires
    PetiteDanielle

    Bonjour, j’ai fait une fausse-couche il y a deux semaines, ça a été très très dur et je voudrais partager ici mon expérience si ça peut être utile à d’autres femmes.

    J’ai d’abord eu des pertes marrons et de la diarrhée, la prise de sang a montré que les valeurs de hCG ont chuté, de 5500 à 1000 et ensuite à 123! La grossesse s’est arrêtée, on ne voyait rien sur l’échographie ni le sac ni rien du tout, c’était un avortement complet. Il n’y a pas eu besoin de curetage ni de médicaments.

    On ne m’a pas donné d’explications à part mon âge, j’ai 42 ans et j’aimerais retomber enceinte le plus vite possible mais ma gygy me conseille d’attendre 6 mois. Je pense que c’est trop, qu’en pensez-vous?

    • Isabelle Gutton

      Bonjour PetiteDanielle,

      Votre gynécologue suit les recommandations de l’OMS. Il s’agit là d’un délai jugé raisonnable pour que vous puissiez vous remettre de votre fausse-couche sur le plan physique mais surtout sur le plan émotionnel.

      Vous aurez peut-être lu dans l’article que, sur le plan physique, laisser passer deux cycles constitue souvent un délai raisonnable.

      Je vous conseille de demander à votre gynécologue si son conseil d’attendre 6 mois est d’ordre général ou s’il s’agit d’une évaluation personnalisée prenant en compte votre état de santé et votre temps estimé de récupération.

      Par ailleurs, je vous conseille d’en parler à un psychologue pour évaluer si vous êtes préparée à retenter une grossesse. Je comprends que vous ne souhaitiez pas perdre de temps, mais il faut aussi être en condition pour une grossesse épanouie.

      Bonne chance