Par Dr. Amalia Bayonas (psychologue).
Dernière actualisation: 19/01/2015

Les futurs parents qui suivent un traitement de procréation assistée avec don d’ovocytes se demandent souvent si la santé mentale des donneuses a été vérifiée.

La loi de procréation assistée espagnole est très précise en ce qui concerne les maladies physiques de transmission génétique qui doivent être écartées. Il n’en est pas de même pour la santé mentale, pour laquelle seule une « bonne santé psychophysique » est exigée.

De nombreux patients ne sont pas satisfaits par cette exigence, principalement parce qu’ils ne savent pas ce qu’on entend par « bonne santé psychophysique ». Afin d’éclaircir ces doutes, le Groupe d’Intérêt pour la Psychologie de la Société Espagnole de Fertilité a déterminé les principales aires à explorer chez les donneurs pour s’assurer s’ils soient adéquats pour la procédure et a fourni quelques recommandations générales.

Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.

Situation actuelle

  • Etat émotionnel actuel, en scrutant plus de 40 symptômes d’anxiété possibles, comme la dépression, le TOC (trouble obsessionnel-compulsif) et la bipolarité.
  • Stabilité de la situation du donneur, tant au niveau de l’emploi, des ressources, de la résidence, des relations affectives et de couple, que de son entourage familial et amical, etc.

Historique psychiatrique

  • Incidence de troubles comme l’anxiété, la dépression, la névrose, le TOC, le trouble bipolaire, la schizophrénie, …
  • Prise antérieure d’un quelconque traitement psychologique ou psychiatrique, raison et durée de cette médication et résolution du trouble.
  • Prise antérieure ou actuelle de médicaments d’ordre psychiatrique (anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères, …)
  • Troubles de type alimentaire: boulimie, anorexie,…
  • Tentatives de suicide.
  • Addiction à une drogue.

Historique psychiatrique

Antécédents familiaux

  • Antécédents de maladies comme la Trisomie 21, un retard mental, épilepsie, autisme, hyperactivité, Alzheimer à un âge précoce, …
  • Antécédents de suicide, toxicomanie, alcoolisme…
  • Antécédents de troubles de type psychologique / psychiatrique.
  • Traitements, hospitalisations ou médications pour raisons psychologiques / psychiatriques par le passé.

Historique psychologique

  • On vérifie si le donneur a surmonté une crise vitale et comment il y a fait face; s’il a réussi à atteindre ses objectifs de vie ou est en chemin pour les accomplir et, si ce n’est pas le cas, pourquoi. On vérifie également si le donneur est et a été une personne stable; s’il est issu ou pas d’un milieu familial structuré, …
  • Etude de sa personnalité: vision positive ou négative de la vie, prise de décisions, sécurité et force de caractère, estime de soi, …

Histoire psychologique du donneur

Habitudes de vie

  • Type d’alimentation: variée, complète, suffisante, saine,… Si le donneur a un poids idéal pour sa constitution corporelle.
  • Sommeil: régulier, réparateur, s’il souffre de troubles du sommeil (insomnie, cauchemars, veille nocturne,…)
  • Consommation de substances toxiques: alcool, tabac, drogues.
  • Loisir: hobbies, pratique de sports, activités de socialisation,…
  • Pratiques sécuritaires dans sa vie sexuelle.

Motivation pour le don

  • Quelles sont les motivations qui l’ont poussé à vouloir être donneur.
  • Quelle position il adopterait par rapport à son don et à l’enfant qui pourrait naître de cet acte.
  • S’il a parlé de sa décision à son entourage le plus proche et quelle est son opinion sur le sujet.

On vérifie également si les donneurs potentiels ont été adoptés. Dans ce cas, ils ne pourraient pas devenir donneurs étant donné qu’on ne pourrait pas vérifier leurs antécédents familiaux. On contrôle aussi s’ils ont déjà été donneurs par le passé. En outre, les donneurs doivent signer un papier attestant que toutes les informations qu’ils fournissent sont véridiques et ils sont minutieusement informés des répercussions légales qu’aurait la transmission d’informations faussées.

En partageant cet article, vous nous aidez

Notre équipe réalise un effort éditorial important, en partageant cet article, vous nous aidez et nous motivez à continuer notre travail.

Auteurs et collaborateurs

Dr. Amalia Bayonas
Diplômée en Psychologie par l'Universidad de Miami, Floride, avec plus de 20 ans d'expérience en traitements des aspects psychologiques en relation avec les patients de procréation médicalement assistée. Réalisation d'ateliers et conférences pour les patients et professionnels, travaux de recherche et campagnes de prévention et bien-être émotionnel. Responsable du cabinet psychologique de FIV Valencia Plus d'informations
PV 3734
Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Toutes les nouveautés sur la procréation médicalement assistée sur nos réseaux.