Docteur / spécialiste: Neus Ferrando.
Dernière actualisation: 02/01/2015

L’état d’esprit pendant la grossesse influence le développement du bébé.

Une nouvelle étude révèle que la santé mentale des femmes enceintes, outre leur santé physique, pourrait influencer le développement du futur bébé. Les résultats ont été publiés dans la revue BMC Public Health. On y constate que le problème du faible poids à la naissance pourrait être principalement dû au facteur psychologique de la femme enceinte, l’état nutritionnel ou socio-économique ne constituant que des facteurs secondaires.

Grossesse heureuse
D’autres recherches basées sur la santé mentale de la mère pendant la grossesse ont également été réalisées. Elles se concentrent sur des villes du sud de l’Asie (Inde, Pakistan et Bangladesh), où l’on rencontre en général de plus nombreux cas de faible poids à la naissance que dans des zones plus pauvres, comme en Afrique.

C’est durant le dernier trimestre de la grossesse que la croissance foetale est la plus rapide; c’est pour cela que le ventre de la future mère devient plus proéminent. Les os du bébé se durcissent et absorbent du calcium en plus grande quantité. Tout ce qui arrive à la femme enceinte à ce moment-là se répercute donc sur le bébé.

L’aspect psychologique est important puisque les femmes enceintes qui souffrent de problèmes de dépression et d’anxiété ont une plus grande probabilité d’avoir des enfants avec un faible poids à la naissance. Ces bébés de petit poids sont plus susceptibles de développer des maladies qui pourraient s’avérer mortelles dans ces pays.

Une nouvelle étude a été réalisée grâce à la collaboration de l’Institut Karolinska de Suède et du Comité pour le développement rural du Bangladesh. 720 femmes dans leur troisième trimestre de grossesse ont participé à cette étude et le poids de leur enfant a été mesuré à la naissance. Parmi toutes ces femmes, 26% présentaient des symptômes d’anxiété et 18% de dépression.

L’étude a montré que les femmes qui souffraient de dépression et d’anxiété avaient une plus grande probabilité d’avoir des bébés de faible poids. C’est pourquoi les chercheurs affirment que le traitement de la santé mentale est nécessaire afin de réduire la mortalité infantile.

Source: El Mundo

Auteurs et collaborateurs

Embryologiste spécialisée en Médecine Reproductive
Diplômée en Biologie à l'Université de Valencia (UV). Diplôme en Biotechnologie de la Procréation Humaine Assistée par l'Université Miguel Hernández de Elche (UHM). Expérience comme responsable de laboratoire d'Embryologie et Andrologie.
Embryologiste spécialisée en Médecine Reproductive. Diplômée en Biologie à l'Université de Valencia (UV). Diplôme en Biotechnologie de la Procréation Humaine Assistée par l'Université Miguel Hernández de Elche (UHM). Expérience comme responsable de laboratoire d'Embryologie et Andrologie.