Les étapes pour faire un don d’ovocytes: Comment devenir donneuse?

Une donneuse d’ovocytes est une femme qui décide de céder volontairement une partie de ses ovules. Ce don permet à une autre femme, la receveuse, de commencer un traitement de fertilité combinant la fécondation in vitro (FIV) et le don d’ovocytes. Grâce à ces deux techniques de PMA utilisées simultanément, la patiente peut devenir maman.

Comment se passe le don pour la donneuse ? Il se compose de plusieurs phases au cours desquelles elle va d’abord être informée de toutes les étapes de la procédure puis va réaliser un bilan médical et psychologique. Le don proprement dit va se diviser en deux étapes : la stimulation ovarienne et la ponction folliculaire.

Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.

Je veux donner mes ovules : pourquoi faire don ?

Le don d’ovocytes est généralement indiqué pour les femmes en manque d’ovules viables ou qui présentent une affection génétique susceptible d’être transmise à la descendance. Pour ces femmes, les ovules offerts par la donneuse sont la seule alternative dont elles disposent pour devenir mères en profitant pleinement de leur grossesse et de leur maternité.

Un don d’ovules est donc un acte volontaire, altruiste et solidaire car la donneuse permet à des inconnues de réaliser leur rêve.

La raison pour laquelle beaucoup de jeunes filles ou de jeunes femmes donnent leurs ovules s’explique souvent par le fait qu’elles sont sensibilisées par les problèmes de fertilité que rencontrent d’autres femmes dans leur entourage (une sœur, une tante, une amie proche…).

Par ailleurs, dans certains pays, les donneuses reçoivent une compensation financière à titre de dédommagement pour le temps passé et les gênes occasionnées. Dans ce cas, l’aspect financier peut être une motivation supplémentaire.

Ainsi, une femme peut faire le choix de donner ses ovocytes pour des raisons diverses qui peuvent être complémentaires :

Par solidarité humaine
le désir d’aider les autres à avoir des enfants
Par solidarité scientifique
le désir d’aider la recherche scientifique
Par intérêt économique
le don vise à obtenir une compensation financière

Le don de gamètes, dans ce cas les ovules, est obligatoirement anonyme en France ainsi que dans d’autres pays comme l’Espagne, mais il n’en va pas de même partout. En Belgique, par exemple, le don peut être dirigé, c’est-à dire qu’une femme peut donner directement à une amie ou à une femme de sa famille.

Dans le cas d’un don dirigé, le lien affectif implique une motivation supplémentaire.

Comment se passe le don d’ovocytes ?

La donneuse d’ovocyte dispose du droit d’être pleinement informées du déroulement de la procédure ainsi que des possibles effets secondaires qui peuvent en découler, à toutes les étapes du don et en particulier avant de s’engager.

Par ailleurs, avant de programmer le prélèvement, un entretien et des examens cliniques permettent d’évaluer son état de santé, sa fertilité et ses motivations. Cela permet de confirmer qu’elle remplit les conditions établies par la loi et les protocoles sanitaires, afin que le traitement de don d’ovocytes présente toutes les garanties de sécurité.

Une fois qu’elle a été acceptée comme candidate, le prélèvement va être réalisé grâce à deux procédés médicaux :

Après le prélèvement des ovocytes, la donneuse commencera un nouveau cycle menstruel à partir du retour de ses règles, marquant ainsi le retour à la normale.

Nous vous expliquerons en détail toutes les étapes du don dans cet article.

Informations et consultations préalables

La démarche commence par une première consultation au cours de laquelle la donneuse potentielle se rend à la clinique. En France, elle doit se rendre dans le centre Cecos le plus proche de son domicile.

Les Cecos ou Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains sont les responsables, en France, de la gestion des gamètes provenant d’un don.

Pendant la première consultation, que ce soit au Cecos ou à la clinique (lorsque le don a lieu à l’étranger), on explique à la candidate en quoi consiste le don d’ovocytes ainsi que les conditions à remplir pour devenir donneuse. Elle peut alors poser toutes les questions et dissiper tous les doutes qu’elle pourrait encore avoir.

Ce sera aussi le moment de compléter son dossier médical. Dans certaines cliniques, il est possible qu’on lui demande de remplir un questionnaire au sujet de ses antécédents médicaux ou familiaux. Il est aussi normal qu’elle doive passer des examens médicaux complémentaires, comme par exemple une échographie transvaginale pour évaluer sa réserve ovarienne.

À ce stade, si la volontaire réitère son intérêt pour le don et que la clinique croit qu’elle est apte, une deuxième consultation sera l’occasion de réaliser un bilan préalable avec des examens médicaux plus exhaustifs qui garantissent qu’elle remplit les critères requis.

Le don d’ovocytes est une procédure très délicate et les critères de sélection des donneuses sont très strictes afin de garantir que tout ira pour le mieux.

L’âge limite pour faire don varie selon la législation du pays concerné, mais tourne généralement autour de 35 ans. Cela est dû à la baisse de la qualité ovocytaire, plus sensible au passage de temps que la qualité séminale.

Le fait qu’une clinique n’accepte pas une femme dans son programme de don d’ovocytes n’implique pas forcément que celle-ci souffre de problèmes de fertilité.

Par exemple, une femme de plus de 37 ans ne sera pas acceptée pour faire un don en France, mais cela ne signifie pas automatiquement qu’elle n’est pas en mesure de devenir mère avec ses propres ovules.

Il faut aussi garder à l’esprit que le protocole de consultations et de sélection peut être soumis à des variations selon le pays et la clinique.

Conditions requises et examens complémentaires

Toutes les femmes désirant faire don de leurs ovocytes doivent répondre à des critères de sélection exigés par la loi et/ou par les centres de PMA où elles se rendent. Par conséquent, l’évaluation de la donneuse comprend un contrôle des éléments suivants :

Âge légal
la majorité peut varier d’un pays à l’autre mais elle est le plus souvent fixée à 18 ans. Les candidates au don doivent être majeures et de préférence faire partie de la tranche d’âge des 21-34 ans. En France, la donneuse potentielle doit avoir moins de 37 ans.
Antécédents personnels et familiaux
les donneuses (anonymes ou non) doivent remplir un questionnaire médical exhaustif, pour évaluer leurs antécédents personnels et familiaux.
Bonne santé physique et mentale
des examens médicaux et une évaluation psychologique sont réalisés. Dans le cadre d’un don anonyme, les motivations de la donneuse seront soumises à une évaluation.
Évaluation des facteurs de risque
la donneuse n’est pas sélectionnée si elle présente un facteur de risque afin de s’assurer de l’absence de maladies génétiques héréditaires.
Tests sérologiques en laboratoire

il s’agit d’écarter la présence de maladies infectieuses susceptibles d’être transmises à la descendance telles que la syphilis, le VIH, les hépatites B et C, etc.

Analyse sanguine
les futures donneuses réalisent une prise de sang pour fournir les informations concernant leur groupe sanguin et leur facteur rhésus, ainsi qu’un hémogramme complet, un dépistage de la rubéole et un caryotype.
Bilan de fertilité
la femme doit disposer d’une bonne réserve ovarienne, d’un cycle menstruel normal et ne pas présenter de problèmes de fertilité.

Les dépistages génétiques ne sont pas obligatoires partout. Cependant, s’ils sont faits, ils devront être réalisés en fonction de l’appartenance ethnique et inclure un test de mucoviscidose.

La réalisation du caryotype n’est pas non plus exigée, mais peut être proposée par certaines cliniques de fertilité.

Si la candidate est considérée apte au don, on lui expliquera les résultats des examens réalisés ainsi que les indication pour la correcte administration du traitement hormonal.

Si vous souhaitez en savoir plus au sujet des conditions exigées à la donneuse, vous pouvez suivre le lien suivant : Conditions requises pour faire un don d’ovocytes.

Un autre point important à remarquer est que la donneuse doit signer un consentement éclairé concernant le don avant de commencer le processus de prélèvement.

Ce document explique le but et les conséquences du don, ainsi que les procédures mises en œuvre et les possibles risques qui peuvent en découler.

L’étape suivant sera le traitement proprement dit de stimulation ovarienne suivi de la ponction folliculaire qui permettra d’obtenir les ovules. Ceux-ci seront utilisés pour le traitement de PMA de la ou des receveuses attribuées.

Procédure médicale du don d’ovocytes

Une fois que tous les contrôles et les examens d’admission ont été effectués et que la femme est physiquement et psychologiquement prête, le prélèvement peut commencer. Il se divise en deux étapes principales :

La stimulation ovarienne
lors d’un cycle naturel, un seul ovule arrive à maturation. La donneuse reçoit donc un traitement hormonal afin de stimuler la maturation de plusieurs ovocytes. Ce traitement sera administré par la donneuse elle-même sous forme d’injections sous-cutanées pendant une période d’environ 6 à 12 jours.
La ponction folliculaire
c’est l’intervention chirurgicale par laquelle les ovocytes sont prélevés. Il s’agit d’une intervention simple qui dure environ 20-30 minutes, réalisée sous anesthésie légère. Elle se réalise de façon transvaginale et guidée par échographie.

Traitement hormonal pour la stimulation ovarienne

Une femme naît avec une réserve de 500 000 ovocytes immatures. À partir de la puberté, chaque mois, plusieurs d’entre eux commencent à se développer, mais seul l’un d’entre eux arrive à l’état de maturation finale. Les autres dégénèrent.

C’est ainsi que, de façon naturelle, une femme libère un ovocyte mature à chaque cycle menstruel : c’est l’ovulation.

Avec le traitement hormonal administré, les ovaires sont stimulés de façon à ce que tous les ovocytes qui ont commencé à se développer puissent arriver à maturation sans dégénérer. Ainsi, on peut obtenir plus d’un ovule mûr dans un même cycle.

Les médicaments pour la stimulation de l’ovaire sont administrés par injections sous-cutanées.

Il s’agit d’hormones, concrètement de gonadotrophines, l’hormone folliculo-stimulante (FSH) et/ou l’hormone lutéinisante (LH), qui favorisent la production et la croissance des ovules.

On administre également des analogues de la GnRH qui permettent de mieux contrôler les niveaux hormonaux et d’éviter qu’une ovulation spontanée se produise, ce qui causerait l’annulation du cycle.

Le protocole exact de ce traitement va varier en fonction des conditions de chaque donneuse et des caractéristiques de son cycle menstruel.

La donneuse suivra la prescription du médecin à partir du premier jour de ses règles, c’est-à-dire le premier jour du cycle menstruel, jusqu’au moment marqué par le spécialiste. On lui explique comment s’administrer les médicaments afin qu’elle n’ait plus de doutes et que le traitement en soit plus effectif.

La durée du traitement ne dépasse généralement pas 10-12 jours.

Pendant la durée de la stimulation hormonale, la donneuse se rend a peu près tous les deux jours au centre pour y réaliser les contrôles échographiques et analytiques nécessaires :

Niveau d’œstrogènes
à mesure que les ovocytes mûrissent, la libération des œstrogènes augmente. C’est pour cela que leur taux augmente dans le sang de la donneuse.
Taille des follicules
à mesure que l’ovocytes grandit et mûrit, le follicule augmente de volume. Quand le follicule atteint approximativement 16-18 mm, cela indique que l’ovulation est proche, c’est-à-dire que les ovocytes sont mûrs et prêts à être prélevés.

Grâce à ces analyses, le spécialiste étudie le développement de l’ovaire, pour déterminer le moment de maturation des ovocytes. Pour les prélever, on programme la ponction de manière à la pratiquer avant que l’ovulation se produise naturellement.

Vous pouvez en savoir plus sur la stimulation ovarienne en lisant l’article correspondant : Stimulation de l’ovulation.

Le prélèvement : la ponction folliculaire

La ponction folliculaire ou ponction ovarienne est l’intervention chirurgicale par laquelle les ovocytes sont prélevés. Elle est réalisée sous anesthésie générale et dure environ 20-30 minutes.

Le liquide à l’intérieur des follicules, qui contient l’ovule, est aspiré dans une seringue par une ponction écho-guidée.

L’aspiration se fait à travers le vagin. Ainsi, la donneuse ne gardera aucune cicatrice de l’intervention.

Elle aura besoin d’un court temps de récupération en salle de réveil, après quoi elle pourra rentrer chez elle par ses propres moyens. Il est possible qu’elle ressente une légère gêne, mais le réveil ne sera pas douloureux.

Une fois chez elle, la donneuse peut retrouver une vie normale, mais il lui est conseillé de ne pas réaliser de grands efforts pendant les premiers jours. Environ deux semaines après la ponction, le cycle recommencera comme d’habitude avec le retour des règles.

Vous trouverez plus de détails concernant l’intervention en suivant le lien : La ponction ovarienne.

Que deviendront mes ovules ?

Les ovules donnés seront utilisés dans le cadre du traitement de FIV-DO d’une femme qui en a besoin pour devenir mère. Parmi les raisons du recours à des ovocytes de donneuse se trouvent :

  • Échecs de FIV avec ovules de la patiente
  • Modification génétique transmissible de façon héréditaire et non décelable par la technique du diagnostic préimplantatoire (DPI)
  • Réserve ovarienne basse ou fonction ovarienne anormale
  • Âge avancé car l’âge a une incidence sur la qualité des ovules

On attribue une donneuse à ces patientes en fonction de leur compatibilité immunologique et de leurs caractéristiques physiques.

Après un traitement hormonal pour préparer l’endomètre aura lieu le transfert des embryons obtenus à partir des ovules donnés :

  • Dans le cas d’un don d’ovocytes frais, il sera nécessaire de synchroniser les cycles hormonaux de la donneuse et de la receveuse.
  • Si les ovules vont être vitrifiés (congelés) et conservés dans une banques d’ovocytes dans l’attente d’être utilisés, il ne sera pas nécessaire de coordonner les cycles de la receveuse et de la donneuse.

Si vous désirez plus d’informations concernant la procédure suivie par la receveuse, nous vous recommandons de lire l’article suivant : Bénéficier d’un don d’ovocytes.

Quels sont les risques pour la donneuse ?

Même si le don d’ovocytes est sûr et ne présente généralement pas de complications, il est fondamentale que la donneuse soit pleinement informée des possibles dangers qui peuvent néanmoins s’ensuivre.

Parmi les risques les plus notoires figure le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (HSO) qui est en fait une réponse excessive au traitement hormonal de stimulation de l’ovaire. Cela peut entraîner des étourdissements, des nausées, des troubles, de la fièvre, des maux de tête, etc.

Des problèmes liés à la ponction folliculaire peuvent aussi se manifester, comme des hémorragies ou des infections. Des effets secondaires dérivés de l’utilisation de l’anesthésie sont également possibles.

Les complications sont peu probables, mais la donneuse doit être dûment informée au préalable des risques éventuels. Vous pouvez trouvez plus d’informations à ce sujet en suivant le lien : Possibles risques pour la donneuse.

Enfin, la donneuse doit savoir que le fait de céder une partie de ses ovules ne va pas avoir d’impact négatif sur sa propre fertilité, car généralement les ovocytes donnés proviennent d’un groupe d’ovocytes qui auraient dégénéré.

Ainsi, le don d’ovocytes ne met pas en danger la réserve ovarienne de la donneuse.

Engagement éthique de la donneuse

L’ovocyte est la cellule sexuelle féminine. Elle apporte la moitié du patrimoine génétique, c’est-à-dire la moitié des informations qui définissent le nouvel être, engendré par l’union entre le spermatozoïde et l’ovule dans le phénomène connu comme fécondation.

Faire don de ses ovules suppose faire don de ses propres informations génétiques. Cela peut être une questions difficile d’un point de vue éthique et moral car cela peut être source de remords et de dilemmes internes.

Une donneuse d’ovocytes doit évaluer les avantages et les inconvénients avant de se porter candidate.

Elle devra assumer que même si l’héritage génétique de l’enfant sera bien le sien, elle n’aura aucun droit et aucune obligation à l’égard du nouveau-né, car celui-ci ne sera jamais considéré comme son enfant.

Pour pouvoir être donneuse de bonheur, une femme doit comprendre que la génétique n’est pas le seul paramètre qui définisse la maternité. La donneuse d’ovocytes, comme le donneur de spermatozoïdes, n’accorde que peu d’importance au lien génétique et est capable de comprendre un concept de parentalité plus élargi.

Il s’agit bien plus que de la transmission de gènes.

Il s’agit surtout de subvenir aux besoins du nouveau-né, de lui donner de l’affection, de l’éduquer et de s’en rendre responsable.

Comment faire don de ses ovocytes en France ?

En France, le don d’ovocytes est un acte solidaire, volontaire et entièrement altruiste, car la législation française ne permet en aucun cas de vendre ses ovules.

Cependant, les donneuses sont entièrement prises en charge par la Sécurité sociale pour leurs frais médicaux.

Les éventuelles pertes de salaires, frais de déplacements et de garde seront remboursés sur justificatif.

Par ailleurs, le don d’ovocytes est totalement anonyme en France. Cela signifie que la donneuse ne connaîtra pas les receveurs et ceux-ci n’obtiendront aucune information personnelle la concernant.

Aucune levée de l’anonymat n’est possible, même lorsque l’enfant sera majeur.

L’enfant ne pourra jamais connaître l’identité de la femme qui a donné ses ovules pour permettre sa naissance.

Vous pouvez en savoir plus en lisant l’article : Législation française sur le don de gamètes.

Vos questions fréquentes (FAQ)

Est-ce vraiment utile de faire un don d’ovules ?

Pendant les dernières décennies, avec la démocratisation de la contraception et l’essor de la planification familiale, beaucoup de femmes retardent l’âge de la maternité vers la fin de la trentaine ou la quarantaine. Par conséquent, la demande de traitements de fertilité a augmenté.

Faire don de vos ovules est donc très utile, car vous aidez ainsi une famille désireuse de s’agrandir mais incapable de le faire sans le recours à des cellules sexuelles provenant de tierces personnes.

Je veux vendre mes ovules : est-ce possible ?

En France, le don d’organes et de gamètes se doit d’être totalement altruiste. Il en va de même dans la majorité des pays qui ont adopté une législation sur le sujet.

La somme d’argent que reçoit la donneuse dans certains pays correspond en général à une compensation économique pour le temps investi et les risques encourus. En France, il n’y a pas de compensation, mais les frais occasionnés sont directement remboursés.

Puis-je donner mes ovocytes plusieurs fois ?

Oui, mais la législation marque souvent des limites, afin d’éviter que trop d’enfants naissent des ovules d’une même femme. Il en va de même pour le don de sperme. En France, la limite est de 10 enfants par donneur de gamètes.

Quand le don est anonyme et que les enfants ne connaissent donc pas leur origine biologique, le risque à long terme de consanguinité involontaire augmente si des enfants issus d’une même donneuse ont à leur tour des enfants ensemble.

En ce qui concerne la fréquence, il est recommandé d’attendre au minimum deux ou trois cycles menstruels entre deux dons pour que les niveaux hormonaux aient le temps de revenir à la normale et éviter ainsi d’aggraver de possibles effets secondaires de la stimulation ovarienne.

Quels risques sont associés au don d’ovules ? Est-ce douloureux ?

Comme indiqué ci-dessus, l’un des effets secondaires les plus fréquents est le syndrome d’hyperstimulation ovarienne. Des gênes sans gravité peuvent apparaître durant la stimulation ovarienne, causées par l’administration de médicaments : fatigue, lourdeur, hématomes dans la zone d’injection…

Quant au prélèvement des ovocytes, il se fait sous anesthésie légère, ce qui en fait une opération totalement indolore.

L’anesthésie pour la ponction ovarienne est-elle locale ou générale ?

L’anesthésie de la ponction folliculaire est en principe générale, même si elle peut se pratiquer également sous anesthésie locale. Il s’agit de toutes façons d’une anesthésie légère qui endort la patiente le temps de l’intervention (environ 20-30 minutes).

Puis-je faire un don d’ovules si je souffre d’hypothyroïdie ?

L’hypothyroïdie peut être cause d’irrégularités dans le cycle menstruel. Par conséquent, il est conseillé de réguler cette altération avant de procéder au don pour s’assurer que le processus se passera bien et éviter que des complications se produisent.

Est-ce dangereux de donner mes ovocytes si j’ai des ovaires polykystiques ?

Au cas où elle présenterait des kystes aux ovaires, la donneuse peut avoir une réaction plus intense au traitement hormonal administré pour la stimulation ovarienne. Il sera donc nécessaire d’y prêter une grande attention pendant cette phase et de ne pas commencer par des doses trop élevées. Avec un contrôle adéquat, cela ne devrait pas entraîner de problèmes.

Si je veux donner mes ovules, qui me donne l’ordonnance pour avoir des médicaments comme l’Utrogestan ?

En France, c’est le CECOS qui fournit l’ordonnance afin que la donneuse puisse retirer son traitement hormonal en pharmacie. Bien entendu, tout le traitement est pris en charge par la Sécurité sociale : la donneuse n’a rien à payer.

Quant à l’Utrogestan, il s’agit de progestérone qui sert à préparer l’endomètre de la receveuse : la donneuse n’a pas besoin d’en prendre. C’est le spécialiste qui rédigera l’ordonnance avec la liste des médicaments adaptés.

Quels moyens contraceptifs peut-on utiliser pendant un don d’ovocytes ? Doit-on interrompre les rapports ?

Être donneuse n’empêche pas de mener une vie normale. Les rapports sexuels ne sont pas contre-indiqués. Cependant, il faut impérativement interrompre toute contraception orale et/ou dont l’action se base sur l’administration d’hormones. La plupart des stérilets peuvent demeurer en place, sauf ceux qui libèrent des hormones.

La rédaction vous recommande

Vous souhaitez en savoir plus sur le devenir de vos ovocytes ? Qui va en bénéficier ? Comment sera le traitement médical ? Consultez notre article : Bénéficier d’un don d’ovocytes.

La solidarité est une part importante dans la démarche du don de gamètes. Encore faut-il prendre la décision de façon réfléchie et faire preuve d’une bonne santé mentale. Vous pouvez en savoir plus sur le test psychologique en lisant l’article : Évaluation des donneurs de gamètes.

Alors, pourquoi certains pays permettent-ils l’existence d’une compensation financière pour les donneuses ? La réponse ici : Compensation financière du don d’ovocytes.

Les hommes aussi peuvent faire don de leurs gamètes. Tout connaître sur les démarches à suivre en cliquant sur le lien suivant : Guide à l’attention du donneur de sperme.

3 commentaires

  1. usuario
    EmilieJolie

    Bonjour,

    Je trouve tellement triste de ne pas pouvoir avoir d’enfants quand on en veut… C’est pour ça que je veux devenir “donneuse de bonheur” moi aussi et j’ai décidé de sauter le pas du don d’ovules. Seule hic : j’habite aux environs de Limoges et le centre CECOS le plus près de chez moi se trouve à…Clermont-Ferrand !!! Y a-t-il moyen de faire le don ailleurs que dans un CECOS ?

    Merci d’avance.

    • avatar
      Isabelle GuttonConseillère en fertilité

      Bonjour EmilieJolie,

      Tout d’abord, merci infiniment pour envisager ce geste solidaire, encore trop rare en France.

      Malheureusement pour vous, seuls les CECOS (Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains) sont habilités à gérer les dons de gamètes. Cependant, sachez que vous recevrez une indemnité pour vos frais de déplacement et que vous pouvez prétendre à une indemnité si votre venue au CECOS vous fait perdre une demi-journée de travail. Ainsi, malgré la distance, vous ne serez pas pénalisée économiquement pour votre générosité.

      J’espère que la distance ne vous découragera pas !

  2. usuario
    VickNath

    Bonjour à toutes,
    Je suis actuellement dans un processus de FIVDO organisé dans la clinique IVi de Valence qui est excellente au passage. Aujourd’hui je suis très heureuse car je suis enceinte de 16sa alors que j’ai 45ans ! Tout se passe à merveille . Mais j’ai une grosse question qui me turlupine lol voilà , mon chéri a fait un test ADN spécifique pour trouver la bonne donneuse ( coût supplémentaire).
    Et je voulais donc savoir quel etait ainsi le risque de problèmes génétiques type Trisomie.
    Pour information j’ai fait le test combiné du 1er trimestre ( 1/5639) mais ma gyneco m’a dit que le taux de BHCG à 2,41 etait un peu élevé donc je flipeeeeeeee! Comment est ce possible qu’il y ait un problème avec un don d’ovocyte ?
    Merci pour vos réponses

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