Docteur / spécialiste: Andrea Rodrigo.
Dernière actualisation: 17/11/2015

Pour la réalisation d’une fécondation in vitro (FIV), la production ovarienne doit être stimulée par un traitement hormonal. L’objectif de ce traitement est d’obtenir le plus grand nombre possible d’ovocytes de qualité.

Plus le nombre d’ovocytes de qualité sera élevé, et plus il y aura de chances que les embryons soient viables, ce qui augmentera également les chances de réussite du traitement de procréation assistée.

De tous les embryons obtenus, seuls ceux ayant la meilleure qualité seront choisis pour le transfert. Les embryons viables non transférés, aussi appelés embryons restants, seront cryoconservés grâce au processus de vitrification embryonnaire.

Certains pays autorisent les couples ayant des embryons restants vitrifiés d’en faire don à d’autres couples. C’est ainsi qu’a lieu le don d’embryons, aussi appelé adoption d’embryons puisqu’un couple les donne et un autre couple les reçoit ou les adopte.

Indications du don d’embryons

Si une femme, un homme ou un couple ne peuvent pas ou ne veulent pas utiliser leurs propres gamètes afin de permettre une grossesse, ils peuvent adopter les embryons restants d’une cycle de FIV d’un autre couple. Ce traitement est principalement recommandé que dans les cas suivants:

  • Problèmes de fertilité chez les deux membres du couple
  • Personnes ayant des problèmes de fertilité et sans conjoint ou conjointe
  • Échec de précédents traitements de FIV avec ses propres embryons
  • Absence d’implantation
  • Fausses couches à répétition
  • Maladie génétique

Avantages du don d’embryons

Les principaux avantages de l’adoption d’embryons sont:

  • Simplicité de la procédure: il n’est pas nécessaire de réaliser la stimulation ovarienne ni la ponction folliculaire.
  • Prix: dans la mesure où il s’agit d’embryons restants d’un autre cycle de FIV, le coût du traitement est considérablement inférieur à celui d’une FIV normale et d’une FIV avec don d’ovocytes et/ou de sperme.
  • Traitement médicamenteux: le traitement est administré par voie orale, vaginal ou en patchs mais pas de manière sous-cutanée. En outre, il sagit d’un traitement moins agressif et qui comporte moins d’effets secondaires que celui administré pour la stimulation ovarienne.

Malgré ces avantages, il est primordial de tenir compte du fait qu’il s’agit généralement d’embryons restants d’un couple ayant des problèmes de fertilité et que donc les taux de réussite ne sont pas aussi élevés que dans le cas d’un double don.

Par ailleurs, il est important que les patients qui choisissent l’adoption d’embryons comprennent et assument le fait qu’il s’agit d’embryons dotés d’une charge génétique différente de la leur. De nombreux couples ont besoin d’une aide psychologique afin de l’accepter d’un point de vue éthique, moral, religieux et/ou personnel.

Procédure d’adoption d’embryons

Le traitement est beaucoup plus simple qu’une FIV réalisée avec les propres gamètes des patients et est similaire à la procédure suivie lors du double don.

  • Préparation de l’utérus: la receveuse reçoit un traitement hormonal par voie vaginale, orale ou en patchs. Ces hormones favoriseront l’augmentation de la taille de l’endomètre, c’est-à-dire la muqueuse utérine où l’embryon sera implanté.
  • Transfert des embryons: une fois que l’endomètre acquière un aspect trilaminaire et que sa grosseur se trouve entre 7 et 10 mm, le transfert embryonnaire peut être réalisé. C’est un processus simple, rapide et indolore.

Une fois que le transfert est fait, il ne reste plus qu’à espérer que les embryons soient capables de s’implanter dans l’utérus maternel et qu’il y ait une grossesse. Il faudra attendre au moins 10 jours à partir du jour du transfert pour faire le test de grossesse et voir si le traitement a fonctionné.

Auteurs et collaborateurs

Embryologiste spécialiste en Médecine Reproductive
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale.
Embryologiste spécialiste en Médecine Reproductive. Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale.

Un commentaire

  1. usuario
    Lydie

    Après avoir découvert l’azoospermie de mon mari, j’ai appris que j’avais mes ovocytes était de très mauvaise qualité. On a déjà tenté la FIV mais elle n’a pas fonctionné donc on pense maintenant au don d’embryons. Ma seule crainte est de ne pas supporter l’idée que mon enfant n’ait pas ni les gênes de son père ni les miens. Comme accepter le fait d’être la « mère porteuse » de son propre enfant ?