Par Andrea Rodrigo (embryologiste).
Dernière actualisation: 12/07/2016

Dans les traitements de fécondation in vitro (FIV), on stimule l’ovaire de la mère pour qu’elle puisse obtenir la maturation de plus d’un ovocyte. Ainsi, on obtient habituellement un bon nombre d’ovocytes matures qui sont inséminés au laboratoire avec le sperme du partenaire ou celui d’un donneur.

Parmi les embryons créés grâce au traitement de FIV, celui ou ceux de meilleure qualité seront transférés à l’utérus. Le nombre d’embryons transférés dépendra de la législation de chaque pays, de la qualité embryonnaire et du nombre d’embryons disponibles, entre autres. En Ukraine, on peut transférer entre 1 et 3 embryons.

Le reste des embryons qui ne sont pas transférés vers l’utérus seront vitrifiés pour pouvoir les conserver et préserver leurs caractéristiques au maximum. S’ils sont nécessaires au couple dans le cadre d’un autre traitement de procréation assistée, ils seront dévitrifiés et transférés à l’utérus.

Mais que se passe-t-il si le couple décide qu’il ne désire par utiliser ces embryons à nouveau ?

Destination des embryons surnuméraires

Le couple doit décider ce qu’il souhaite faire des embryons qui restent après le traitement de procréation assistée et qui sont vitrifiés. Leurs possibles destinations sont les suivantes :

  • Utilisation par le couple dans un autre cycle de FIV.
  • Don à d’autres couples pour leur utilisation dans un autre traitement de FIV.
  • Don pour leur utilisation dans le cadre de la recherche.

Pour pouvoir donner ses embryons cryopréservés, le couple doit signer un consentement éclairé, indépendamment de si les embryons sont destinés à des fins de reproduction ou à la recherche.

De plus, seuls les embryons de bonne qualité peuvent entrer dans un programme pour être donnés à d’autres couples.

Quand un couple donne ses embryons, on parle de don d’embryons, tandis que le couple qui les recevra réalisera une adoption d’embryons.

Adoption d’embryons

L’adoption d’embryons est une option disponible pour les couples qui nécessitent un don de sperme et d’ovocytes, comme le double don de gamètes. C’est le cas des couples qui ont une mauvaise qualité ovocytaire et séminale ou qui ont subi plusieurs cycles de FIV avec leurs propres ovocytes, sans succès.

L’avantage principal de l’adoption d’embryons par rapport au double don de gamètes est la réduction du temps nécessaire au traitement, étant donné qu’il faut uniquement préparer l’utérus pour que l’implantation puisse se produire, dévitrifier les embryons et réaliser le transfert.

Dans le double don, par contre, il est en plus nécessaire d’attendre pour trouver une donneuse d’ovocytes qui soit compatible, stimuler ses ovaires, extraire ses ovocytes et les cultiver au laboratoire.

Le couple donneur d’embryons doit avoir subi les mêmes examens requis par la loi ukrainienne pour les donneurs de gamètes, et l’on tente de faire en sorte que ceux-ci ressemblent le plus possible au couple récepteur dans leurs caractéristiques physiques, c’est-à-dire qu’ils soient compatibles.

Les lois ukrainiennes qui réglementent le don d’embryons stipulent que l’identité du couple donneur et celle du récepteur est confidentielle, c’est pourquoi il ne leur sera pas possible de se rencontrer.

Il n’y a aucune limite quant au nombre d’embryons qu’on peut donner ni à leur état de division, on peut donc donner des embryons à J3 ou à J5 (blastocystes).

La loi ukrainienne établit une limite au nombre d’embryons par transfert, de sorte qu’on ne peut transférer qu’un maximum de 3 embryons à l’utérus de la femme.

Il faut prendre en compte qu’en Ukraine le don d’embryons est équivalent au double don de gamètes, c’est-à-dire à la réalisation d’un traitement de FIV avec des ovocytes et du sperme de donneur. Cette procédure est appelée adoption d’embryons frais dans les cliniques ukrainiennes et a un coût plus élevé.

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Auteurs et collaborateurs

 Andrea Rodrigo
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale. Plus d'informations

Un commentaire

    1. yasmina

      Je ne pourrais jamais donner mes embryons !! Avec toutes les difficultés pour les concevoir je trouve que ça n’a pas de sens de carrément donner un futur enfant juste parce qu’à la base c’est un embryon « surnuméraire ». Il n’y a aucun moyen de créer juste assez d’embryons pour un traitement ?