Par Andrea Rodrigo (embryologiste).
Dernière actualisation: 10/02/2016

Le don d’embryons, également connu sous le nom d’accueil d’embryons, est un traitement de procréation assistée par lequel un couple utilise les embryons restants du cycle de fécondation in vitro (FIV) d’un autre couple qui a décidé de les donner de manière altruiste.

De nombreux couples optent pour cette alternative lorsqu’ils ne peuvent pas créer d’embryons viables à partir de leurs propres gamètes. Bien que la plupart des cliniques propose cette option, ce n’est pas quelque chose de commun ou de répandu en Russie.

Pourquoi avoir recours à l’accueil d’embryons ?

Le don d’embryons est particulièrement indiqué chez les couples ayant des troubles de la fertilité dus à leurs gamètes. Face à des situations de mauvaise qualité séminale et d’altérations des ovocytes, le don d’embryons peut être la solution qui permettra aux couples de concevoir.

Les femmes célibataires dont la qualité des ovocytes n’est pas suffisante pour pouvoir créer des embryons susceptibles de s’implanter et de provoquer une grossesse, ont également recours à ce traitement.

Un des principaux avantages de l’accueil des embryons est la diminution de la durée du traitement. En effet, seule la préparation de l’utérus de la femme souhaitant être mère, la décongélation des embryons et le transfert embryonnaire sont nécessaires.

Le lourd processus de stimulation ovarienne et la ponction folliculaire sont ainsi éliminés. Par conséquent, aucune intervention chirurgicale ni aucune autre technique complexe ne sont pratiquées.

Par ailleurs, les embryons accueillis sont les embryons qu’un autre couple n’a pas utilisé lors de son cycle de FIV. Par conséquent, les enfants qui naîtront à partir de ces embryons ne partageront la charge génétique d’aucun de leurs parents. De plus, il est possible qu’ils aient des « frères biologiques », élevés par le couple qui a décidé de faire don de ses embryons restants de son cycle de FIV.

Il est important de préciser que le couple receveur ne connaît pas le couple qui lui donne ses embryons et vice-versa. Les futurs enfants n’obtiendront aucune information non plus.

Préparation endométriale

Tel que mentionné ci-dessus, le seul traitement auquel devra se soumettre la femme recevant les embryons est la préparation de son utérus afin de favoriser l’implantation des embryons et ainsi augmenter les chances de grossesse.

Ce traitement est connu sous le nom de préparation endométriale. La femme devra s’administrer par voie orale, vaginale ou en patch un traitement hormonal afin que son endomètre (muqueuse utérine) obtienne :

  • Une grosseur de 7 à 10 mm environ
  • Un aspect trilaminaire

Le médecin observera l’évolution de l’endomètre par échographie et lorsque celui-ci sera prêt, on procédera à la décongélation des embryons et au transfert du ou des embryons.

Le transfert embryonnaire est une procédure simple, rapide et indolore. Au bout de 20 minutes environ, la patiente pourra retourner chez elle et reprendre une activité normale, sans trop d’excès. Dans certains cas seulement, du repos lui sera prescrit.

Comme nous pouvons le voir, il s’agit d’un traitement facile car le médicament n’est pas injecté par voie sous-cutanée comme pour la stimulation ovarienne. De plus, il s’agit d’un médicament bien plus doux qui a moins d’effets secondaires, ce qui soulage énormément les patientes.

Si la patiente est étrangère, certains établissements leur permettent de commencer la préparation endométriale dans leur pays d’origine et y faire les contrôles échographiques nécessaires. Ainsi, la patiente ne se rendra en Russie que pour le transfert.

Certains patients préfèrent retourner dans leur pays d’origine le jour même du transfert, après un temps de repos, et d’autres qui attendent le jour suivant pour repartir.

Auteurs et collaborateurs

 Andrea Rodrigo
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale. Plus d'informations

Un commentaire

    1. Melissa

      Après plusieurs tentatives infructueuses, avec mon mari on avait décidé d’avoir recours à l’accueil d’embryons et ça a marché ! Nous savons que notre petite fille n’a pas nos gênes, mais en réalité on n’y pense même pas, c’est moi qui l’ai portée et qui l’ai mise au monde, c’est nous qui allons l’élever et lui donner tout l’amour qu’elle mérite. La charge génétique n’est vraiment pas importante comparée à la joie d’avoir un enfant!