Don d’embryons aux États-Unis

Dans un protocole de fécondation in vitro conventionnelle (FIV), il est courant que le plus grand nombre d’embryons possible soit obtenu afin d’augmenter les chances de réussite. C’est la raison pour laquelle certains embryons en trop sont congelés pour de futurs traitements.

Aux États-Unis, les patients ont le choix entre quatre options quant à ces embryons en trop :

  • Cryoconservation : elle consiste à garder les embryons congelés pour les utiliser lors de futurs transferts, soit en raison d’un échec d’implantation dans un précédent cycle de FIV, soit pour concevoir un deuxième enfant, frère du premier.
  • Les donner à des fins reproductives, c’est-à-dire de les céder à d’autres patients qui ne parviennent pas à une grossesse avec leurs propres gamètes.
  • Les donner à la science à des fins de recherche.
  • Les détruire.

Recevoir un don d’embryons

Il est essentiel que la receveuse des ovocytes soit consciente des risques de la technique. Il est possible que les examens de contrôle que la FDA (Food and Drug Administration) recommande en cas de don de tissus (ovocytes, sperme ou embryons) n’aient pas été fait, et ce, parce que ces embryons n’étaient pas destinés à être donnés mais à être utilisés par les mêmes personnes qui les ont conçus.

D’autre part, les receveuses d’embryons devront être examinées de la même manière que toute autre femme se soumettant à un traitement de FIV avec ses propres gamètes. Il est également important qu’elles se fassent aider par des professionnels de la santé émotionnelle et psychologique lorsqu’elles décident de faire appel au don d’embryons.

Bien qu’aux États-Unis toute personne ou couple est généralement autorisé à faire appel au don d’embryons pour parvenir à la maternité/paternité, il s’agit d’un traitement particulièrement indiqué dans les cas suivants :

  • Femmes célibataires souffrant d’infertilité (mauvaise qualité ou absence d’ovocytes).
  • Couples dans lesquels les deux membres souffrent de troubles de la fertilité, ce qui les empêchent d’utiliser leurs propres gamètes.
  • Échecs d’implantation à répétition.
  • Ovocytes et/ou spermatozoïdes porteurs d’altération génétique.

La réglementation américaine ne fixe aucune limite quant à l’âge de la receveuse. Toutefois, si cette dernière a plus de 45 ans, il lui sera recommandé de passer certains examens particuliers et de consulter un spécialiste des grossesses à risque.

Réussite du don d’embryons

La réussite du don d’embryons, également connu comme adoption d’embryons (puisque ils sont donnés par les uns et adoptés par les autres) dépendra de la qualité des ovocytes et des spermatozoïdes avec lesquels seront conçus les embryons.

L’âge du couple qui cède ses embryons ainsi que la cause de leur stérilité qui les a poussés à avoir recours à la procréation assistée, jouent un rôle très important dans la réussite du traitement.

De même, il est possible que les embryons donnés proviennent de gamètes de donneurs, c’est-à-dire que le couples que les cède les ait obtenus grâce à un don d’ovocytes et/ou de sperme, ce qui améliorerait la qualité des embryons adoptés.

Il faut également tenir compte du fait qu’il s’agit d’embryons congelés puisqu’ils proviennent d’autres cycles de FIV et qu’il est possible que la congélation provoque une perte de qualité. Toutefois, avec le système de congélation utilisé actuellement, la vitrification, la perte de qualité est minime et le taux de survie est élevé.

Un commentaire

  1. usuario
    Coco

    Je trouve dommage qu’en France on ne laisse pas autant d’options aux patients. Je crois que jusqu’à maintenant les patients ont le choix soit de se servir de leurs embryons congelés, soit de les donner à la science. Le fait de pouvoir les céder à un autre couple est super, pourtant !

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