Le don d’embryons est un processus lors duquel un couple utilise les embryons qu’un autre couple n’a pas utilisé pendant son cycle reproducteur.

Lorsqu’une personne ou un couple se soumet à un traitement de fécondation in vitro (FIV), la femme reçoit un traitement de stimulation ovarienne afin d’obtenir plus d’ovocytes, ce qui permettra ainsi d’avoir un plus grand nombre d’embryons. De cette manière, il y aura plus de choix au moment de sélectionner le meilleur embryon pour le transfert.

La législation chypriote autorise le transfert d’un maximum de 2 embryons pour les femmes de moins de 39 ans et jusqu’à 3 si elles ont entre 39 et 50 ans. Par conséquent, lors d’un même traitement de FIV, on obtient plus ou moins d’embryons surnuméraires.

Le couple peut décider de conserver ces embryons pour un usage ultérieur, soit parce que la précédente tentative de FIV n’a pas permis à la femme de tomber enceinte, soit pour avoir un deuxième enfant. Dans ce cas, les embryons seront cryoconservés.

Si le couple ne souhaite pas conserver les embryons restants de son cycle de procréation ou si le délai de congélation prévu par la loi est dépassé, le couple devra alors choisir entre plusieurs options quant au destin de ces embryons surnuméraires :

  • Les donner à d’autres couples
  • Les détruire
  • Les donner à la science à des fins de recherche.

Selon la loi chypriote, le temps maximal de conservation des embryons est de 10 ans. Toutefois, ce délai pourra être rallongé en en faisant la demande par écrit.

Don d’ovocytes et de sperme

À Chypre, outre l’utilisation des embryons restants d’un cycle de FIV d’un autre couple, on entend par don d’embryons la réalisation d’un traitement de FIV dans lequel les embryons sont obtenus à partir d’un don d’ovocytes et de sperme.

Cette dernière option entraîne un taux de réussite très élevé car aussi bien les ovocytes que le sperme proviennent de personnes jeunes et en bonne santé.

Mais il est facile de confondre ces deux options. En effet, dans certains pays tels que l’Espagne par exemple, on distingue le don d’embryons du double don de gamètes, alors qu’à Chypre, ces deux options sont considérées par les clinique de procréation médicalement assistée comme étant un don d’embryons.

Traitement de la receveuse d’embryons

Que les embryons aient été créés à partir d’ovocytes et de sperme de donneurs ou qu’ils proviennent d’un cycle reproducteur d’un autre couple, le traitement de la patiente receveuse reste le même.

Il consiste à préparer l’endomètre (couche utérine où a lieu l’implantation) de la patiente afin qu’au moment du transfert des embryons, la cavité utérine soit optimale :

  • Grosseur endométriale entre 7 et 10 mm
  • Endomètre d’aspect trilaminaire

Pour cela, la receveuse devra s’administrer un traitement hormonal par voie orale, vaginale ou sous forme de patchs. Au fur et à mesure du traitement, le médecin réalisera une série de contrôles échographiques qui lui permettront de suivre le développement de l’endomètre. Ainsi, le transfert sera programmé en fonction de son évolution.

Si la patiente est étrangère, elle pourra débuter le traitement pharmaceutique dans son pays d’origine et n’aura à se rendre à la clinique de Chypre que pour le transfert. Mais cela dépendra de chaque centre et de chaque médecin.

Un commentaire

  1. usuario
    Julia

    Du coup c’est mieux de recevoir un double don de gamètes, non ? Parce que d’accord l’accueil d’embryons c’est moins cher, mais s’il y a plus de chances que le traitement marche du premier coup avec le double don, c’est mieux, parce que si on doit recommencer cent fois le traitement avec des embryons restant, ça reviendrait au même finalement.

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