Par Zaira Salvador (embryologiste), Dr. Óscar Oviedo Moreno (gynécologue), Dr. Jon Ander Agirregoikoa (gynécologue) et Dr. Rebeca Jiménez Alfaro (gynécologue).
Dernière actualisation: 27/08/2018

Les lesbiennes disposent de plusieurs options pour devenir mamans. Toutes requièrent un don de spermatozoïdes, qu’il s’agisse d’une insémination artificielle avec don (IAD), d’une fécondation in vitro (FIV) avec donneur de sperme ou de la méthode ROPA. Cependant, en France, les couples homosexuels féminins n’ont pas d’autre choix que de réaliser leur traitement de procréation médicalement assistée (PMA) dans des cliniques à l’étranger, le plus souvent en Espagne ou en Belgique pour des questions de proximité et de prix.

En effet, la loi française empêche que les couples de femmes aient accès aux techniques de PMA, car le manque de partenaire masculin n’est pas considéré un problème d’infertilité à caractère pathologique. Le sujet devait être considéré et réglementé dans la loi nº 2013-404 du 17 mai 2013, ou « loi du mariage pour tous », mais il est finalement resté en suspens après d’intenses débats sur la question.

Quelles options sont médicalement possibles ?

L’assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA) a pour seul but en France de « remédier à l’infertilité dont le caractère pathologique a été médicalement diagnostiqué ou d’éviter la transmission à l’enfant ou à un membre du couple d’une maladie d’une particulière gravité », selon l’article L2141-2 de la loi nº 2004-800 de bioéthique du 6 août 2004.

Elle est donc réservée aux seuls couples hétérosexuels en âge de procréer mais présentant une incapacité à concevoir ou une contre-indication prouvée.

Techniquement parlant, les couples de lesbiennes disposent de trois options pour devenir mamans, qui impliquent toutes l’utilisation de sperme de donneur.

La première possibilité est l’insémination artificielle : les deux membres du couple devront décider si seule l’une d’entre elles devient maman ou si toutes deux vont suivre le traitement.

Quand l’insémination artificielle a échoué, la deuxième option possible est la fécondation in vitro avec don de sperme.

Parallèlement, il existe une technique, la méthode ROPA (Réception d’Ovules de la Partenaire), de plus en plus sollicitée, qui permet aux deux femmes de participer à la conception et à la gestation du bébé. C’est une variante de la FIV avec don de sperme particulièrement adaptée aux couples lesbiens.

L’insémination artisanale ou insémination artificielle non médicalisée, faite à la maison sans passer par la clinique, n’est pas considérée une technique de PMA car la femme la réalise hors de tout contrôle médical. C’est pour ce motif que nous ne l’aborderons pas dans cet article, bien qu’elle constitue une quatrième option pour fonder une famille homoparentale.

De même que les trois autres méthodes, elle est illégale en France mais pour une autre raison : en effet, la manipulation de sperme en dehors du cadre des CECOS (Centres d’Étude et de Conservation des Œufs et du Sperme humain) est interdite.

Insémination artificielle avec don de sperme

Pour un traitement d’insémination artificielle, il faut mettre en œuvre auparavant une phase de stimulation ovarienne douce et contrôlée pour que 1 ou 2 ovocytes mûrissent. Ils sont libérés dans les trompes de Fallope lors du processus d’ovulation, pour être ensuite fécondés.

Des contrôles échographiques sont nécessaires pour voir l’augmentation de la taille des follicules et vérifier qu’ils arrivent à maturation de manière satisfaisante. On peut les compléter par des analyses d’œstradiol pour s’assurer que les taux de cette hormone augmentent comme prévu.

Finalement, dès que 1 ou 2 follicules ont atteint 18 mm de diamètre, l’insémination peut être programmée. Elle consiste à introduire, à l’aide d’une canule, le sperme de donneur traité en laboratoire dans l’utérus de la femme.

Les spermatozoïdes montent dans le tractus génital féminin jusqu’aux trompes, où le ou les ovules attendent pour être fécondés.

Le couple peut décider laquelle des deux femmes est inséminée. Le médecin peut les conseiller en fonction des résultats obtenus aux tests de fertilité réalisés au préalable.

Pour que la technique soit un succès, il faut que la femme ait au moins une trompe de Fallope perméable et une bonne réserve ovarienne. En plus, elle ne doit pas présenter d’anomalies utérines qui rendraient difficiles la nidation ou qui pourraient compromettre la grossesse.

Les deux femmes peuvent également décider de recevoir l’insémination artificielle toutes les deux. Dans ce cas, chacune utiliserait le sperme d’un donneur différent.

La méthode ROPA

La méthode ROPA est aussi connue comme partage de la conception au sein d’un couple lesbien (via la fécondation in vitro avec donneur anonyme et transfert d’ovocyte entre les partenaires du couple).

Cette méthode, telle qu’on peut l’observer sur le schéma, consiste en une fécondation in vitro dans laquelle l’une des deux femmes du couple réalise la ponction folliculaire pour extraire ses ovules pendant que l’autre réalise le transfert d’embryons et sera celle qui mènera la grossesse à bien.

Comment se passe un processus de méthode ROPA pour chacune des deux femmes?

Selon le Dr Óscar Oviedo, pour la méthode ROPA, la femme qui va apporter ses ovocytes est normalement la femme la plus jeune car elle possède une bonne réserve ovarienne et une meilleure qualité ovocytaire, qui empire avec les années. Après avoir demandé l’historique clinique de la patiente, et vérifié la normalité des analyses, celle-ci pourrait se déplacer si tout va bien le troisième jour de ses règles. Pour nous, le premier jour des règles ne correspond pas au jour de saignement marron, mais bien au premier jour de saignement abondant.

La patiente se déplacerait pour réaliser une échographie, nous confirmerions que les ovaires sont bien au repos, nous observerions ses follicules (structures qui contiennent chaque ovocyte) et nous commencerions donc la stimulation, un médicament qui est injecté dans le bas-ventre de la patiente qui fera en sorte qu’au lieu d’une seule ovulation, la patiente ait une ovulation multiple.

Elle réaliserait un contrôle au cinquième jour, pour observer comment avance la croissance, et si l’on a des mesures établies au préalable, on prescrira un autre type de médicament qui fonctionne comme un frein. Ces médicaments permettent à la fois de stimuler, que les ovocytes puissent mûrir, mais de façon plus lente. La majorité des femmes sont prêtes en 8-10 jours. Après avoir prescrit ces médcaments, on poursuit le traitement avec une maturation des ovocytes, et deux jours plus tard, la patiente vient à la clinique à jeun.

Ce traitement comprend les phases suivantes :

  • Stimulation ovarienne contrôlée de l’une des deux femmes afin d’obtenir la maturation de plusieurs follicules
  • Ponction folliculaire pour extraire de l’ovaire les follicules matures
  • Fécondation en laboratoire des ovules obtenus par les spermatozoïdes provenant d’un donneur
  • Culture des embryons et sélection de celui ou ceux de meilleure qualité
  • Transfert du ou des embryons à l’autre femme (celle qui n’a pas apporté les ovules)
  • Test de diagnostic de la grossesse par l’analyse du dosage sanguin de l’hormone HCG. Il est réalisé en clinique, sur indication du gynécologue (environ 2 semaines après le transfert)

Ce traitement peut être soumis à plus de restrictions que l’insémination artificielle (IAD) ou la fécondation in vitro. En Espagne par exemple, où la loi permet l’accès aux traitements de PMA pour les couples lesbiens, la méthode ROPA est uniquement disponible en cliniques privées et le mariage est indispensable.

La Loi Espagnole de Procréation Assistée stipule que les ovocytes d’une femme ne peuvent être utilisés que par elle-même ou sa conjointe ; leur utilisation pour tomber enceinte est subordonnée à l’union matrimoniale.

FIV avec don de sperme

Bien que moins courante, la fécondation in vitro d’une femme du couple avec ses propres ovules et du sperme de donneur est également possible.

Les étapes de ce traitement sont les suivantes :

  • Stimulation ovarienne contrôlée
  • Ponction folliculaire pour extraire les follicules matures
  • Fécondation des ovules obtenus par les spermatozoïdes provenant d’un donneur
  • Culture des embryons et sélection de celui ou ceux de meilleure qualité
  • Transfert d’un ou de plusieurs embryons à la même femme qui a déjà apporté les ovules
  • Analyse du taux d’hormone HCG présente dans le sang, environ 2 semaines après le transfert pour confirmer ou non la grossesse

Pour plus d’information sur ce traitement de PMA, vous pouvez consulter notre article  : FIV avec sperme de donneur.

Vos questions fréquentes

Comment fonctionne la méthode ROPA ?

Par Dr. Rebeca Jiménez Alfaro (gynécologue).

La méthode ROPA est une procédure FIV-ICSI réservée aux couples de femmes mariées (ce critère est obligatoire) qui souhaitent devenir mamans, et qui permet aux deux membres du couple de participer au processus de grossesse, l’une apporte les ovocytes et l’autre le bébé.

Concrètement, il y a deux parties du traitement et chacune d’entre elles fait participer une femme:

Femme qui fournit la dotation génétique
elle passe par une stimulation ovarienne lors d’une FIV et les ovocytes sont extraits par ponction folliculaire.
Femme qui porte le bébé
elle reçoit les embryons fécondés en laboratoire avec le sperme d’un donneur et mène la grossesse.

Les deux femmes reçoivent un traitement hormonal: la première pour la stimulation ovarienne et la seconde pour la préparation de l’endomètre.

Lors de traitements de méthode ROPA, comment est choisi le donneur de sperme ? En fonction des caractéristiques physiques de la mère génétique ou de celle qui porte le bébé ?

Par Dr. Jon Ander Agirregoikoa (gynécologue).

Les caractéristiques des deux femmes sont incluses dans la demande relative au sperme. Normalement, le sperme est choisi en fonction de la femme qui va porter l’enfant étant donné que l’autre membre du couple apporte déjà son matériel génétique dans l’ovocyte qu’elle donne à sa partenaire.

Comment décider quelle femme du couple lesbien va suivre le traitement de PMA ?

Par Zaira Salvador (embryologiste).

La décision est prise sur la base des résultats obtenus aux tests de fertilité. Il est important que la réserve ovarienne soit suffisante, qu’il n’y ait pas de malformations utérines et que les trompes de Fallope permettent le passage des spermatozoïdes.

De plus, il faut tenir compte de l’âge. Une femme de plus de 35-37 ans a statistiquement moins de chances de tomber enceinte qu’une femme plus jeune. Il est donc recommandé que la femme plus jeune soit celle qui suive le traitement.

En cas de choisir la méthode ROPA, la femme qui fournit les ovules doit faire preuve d’une bonne quantité et qualité d’ovocytes. Parallèlement, celle qui va mener la grossesse à bien ne doit souffrir d’aucune complication qui empêcherait la nidation et son endomètre doit se montrer réceptif après l’administration du traitement hormonal.

L’Espagne est-elle une destination avantageuse pour un couple de lesbiennes qui désire concevoir un enfant ?

Par Zaira Salvador (embryologiste).

Pour un couple de Françaises vivant dans la péninsule, l’Espagne est à la fois un pays limitrophe de l’Union européenne et un leader mondial dans le domaine de la PMA, qui offre une grande flexibilité pour les couples lesbiens.

La Loi Espagnole de Procréation Assistée permet l’accès aux trois techniques, tant pour les femmes seules que pour les couples lesbiens.

La demande importante et le développement du tourisme procréatif en Espagne ont encouragé de nombreuses cliniques à offrir l’accès aux traitements de PMA pour les étrangères.

Vous pouvez consulter la liste des cliniques avec lesquelles nous collaborons : Liste des cliniques en Espagne.

Pourquoi un couple lesbien peut préférer la Belgique pour un don de sperme ?

Par Zaira Salvador (embryologiste).

Le grand avantage de la Belgique par rapport à d’autres pays européens comme l’Espagne est la coexistence du don de sperme anonyme et du don identifié, qui permet à la receveuse de choisir sa modalité.

Par ailleurs, plusieurs Centres de Procréation Médicalement Assistée (CPMA) belges proposent également le partage de la conception ou méthode ROPA.

Quel est le prix à prévoir pour une méthode ROPA ?

Par Zaira Salvador (embryologiste).

La méthode ROPA n’est pas pratiquée en France. Elle n’est pas non plus prise en charge par la Sécurité sociale. Il faut donc prévoir le coût du traitement dans une clinique privée, qui inclut tout le processus de FIV plus les frais occasionnés par le don en soi.

Les prix varient en fonction du pays choisi et de la clinique qui réalise le traitement. À titre indicatif, en Espagne, il faut compter de 4000 à 6000 euros.

Nous vous conseillons de calculer la somme approximative de votre traitement en remplissant notre formulaire : Devis personnalisé.

Les frais de déplacement et de logement à l’étranger ne doivent pas être oubliés non plus.

Bibliographie

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Auteurs et collaborateurs

 Zaira Salvador
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) et embryologiste spécialiste en Médecine Reproductive, Master en Biotechnologie de la Procréation Assistée par l'Universidad de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Plus d'informations
Affiliation au Conseil de l'Ordre: 3185-CV
Dr. Óscar  Oviedo Moreno
Diplômé en Médecine et Chirurgie de l'Universidad de Caldas (Colombia) et spécialiste en Médecine Interne à la Pontificia Universidad Javeriana de Bogotá. Titre homologué en Espagne en 2003. Spécialité en Gynécologie et Obstétrique à l'Universidad Complutense de Madrid, avec formation à l'Hôpital Clínico Universitario San Carlos de Madrid. Expert en Médecine Reproductive et diplôme d'Echographie Obstétrico-Gynécologique (niveaux I, II y III). Plus d'informations
Affiliation à l’Ordre des Médecins: 282858310
Dr. Jon Ander  Agirregoikoa
Diplôme en médecine de l'Université du Pays Basque, avec spécialisation en obstétrique et gynécologie. Il a plusieurs années d'expérience dans le domaine de la procréation assistée et est co-directeur et cofondateur des cliniques ART. Il combine également son activité médicale avec l'enseignement à l'Université du Pays basque. Plus d'informations
Affiliation au Conseil de l'Ordre: 014809788
Dr. Rebeca  Jiménez Alfaro
Diplôme en médecine de l'Université de Murcie, avec une spécialisation en obstétrique et gynécologie, et une maîtrise en reproduction humaine de l'Université Rey Juan Carlos et de l'IVI. Actuellement, elle est gynécologue à la clinique de fertilité de Tahe. Plus d'informations
Affiliation au Conseil de l'Ordre: 303009153

7 commentaires

  1. Top commentaires
    Joëlle

    Bonjour,
    Nous sommes un couple de lesbiennes et nous avons lu un article sur l’achat de sperme par Internet. Qu’en pensez-vous?
    Merci d’avance.

    • Isabelle Gutton

      Bonjour Joëlle,

      En France, cette pratique est illégale, car le don de gamètes doit toujours être anonyme et gratuit, et les banques de sperme étrangères qui vendent des spermatozoïdes par Internet ont le plus souvent payé leurs donneurs. De plus, importer des gamètes à titre personnel et en dehors de tout contrôle médical n’est pas autorisé.

      Par ailleurs, étant donnée votre condition sexuelle, vous ne pourriez pas présenter une demande d’importation, puisqu’en tant qu’homosexuelles vous ne pouvez pas bénéficier de techniques de PMA en France.

      Au-delà des aspects légaux et éthiques, vous devrez choisir une banque de sperme qui remplisse tous les critères nécessaires en termes de qualité, d’efficacité et de sécurité. Pour ma part, je vous conseille plutôt de vous adresser à une clinique sérieuse à l’étranger, pour bénéficier quoi qu’il arrive d’un suivi médical de toutes les étapes de votre grossesse.

      Bonne journée.

  2. Top commentaires
    melina

    Bonjour
    Je ne trouve pas les taux de réussite de la ROPA. Sont ils semblables à la FIV-do ?
    De plus habitant à la Réunion nous nous demandions s’il y avait des pays hors europe qui réalisaient la ROPA ?
    Merci pour toutes vos informations

    • Jessica Escudero

      Bonjour Mélina,

      Actuellement, vingt-deux pays européens permettent aux femmes seules d’accéder à un traitement de fertilité pour devenir mères. Dans les cas des couples homosexuels féminins, la législation est plus stricte, car seuls sept pays d’Europe leur permettent d’accéder à la PMA : la Belgique, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Bulgarie, le Danemark, la Finlande et la Lettonie.

      Les taux de réussite son effectivement les mêmes que pour un traitement de FIV-DO puisqu’il s’agit d’un don d’ovocytes.

      bonne journée!

      • melina

        ok, merci pour votre réponse.
        Je ne trouve pas de comparatif de prix incluant ces pays (hormis espagne et belgique), de plus connaissez vous des pays hors europe qui réalisent la ROPA ?
        Il y a t’il un/des pays connus pour leurs prix plus faibles ?

  1. Tanit

    Disposez-vous d’une information plus détaillée sur la méthode ROPA ? Merci.

    • Emna

      Bonjour Tanit,

      Je vous laisse le lien vers notre article sur la méthode ROPA.

      Bonne journée !