Par Andrea Rodrigo (embryologiste).
Dernière actualisation: 04/02/2016

Il n’est pas toujours possible que pères et enfants partagent la même charge génétique. Il arrive parfois que l’échantillon de sperme d’un homme ne lui permette pas de concevoir et implique donc le recours au don de sperme.

La mauvaise qualité séminale ou la présence d’altérations génétiques transmissibles à la descendance sont les principales raisons qui pousse à recourir à un don de sperme.

Le don de sperme est également le traitement de procréation utilisé par les femmes célibataires souhaitant devenir mères.

Les femmes homosexuelles souhaitant devenir mères ont également besoin d’un échantillon de sperme pour atteindre la maternité. Toutefois, la législation russe ne leur permet pas d’accéder aux traitements de procréation assistée.

Par conséquent, le don de sperme est indiqué dans les cas suivants :

  • Couples hétérosexuels présentant une mauvaise qualité séminale.
  • Couples hétérosexuels dans lesquels l’homme présente une altération génétique.
  • Femmes célibataires.

Types de don

Le don de sperme peut être classé parmi différents types en fonction du critère de référence. Ainsi, selon le critère économique on parle de don altruiste ou commercial, ou de don anonyme ou non anonyme selon le critère de l’identité du donneur de sperme.

Si le donneur de sperme ne reçoit pas d’argent pour son don, nous sommes face à un don de sperme altruiste. En revanche, s’il perçoit une compensation financière après avoir déposé son échantillon de sperme, on parle alors de don de sperme commercial.

Quant à l’anonymat ou à la confidentialité de l’identité du donneur, nous pouvons distinguer deux types de don:

  • Don anonyme : ni la femme qui se soumet au don de sperme ni son conjoint, si elle en a un, ne connaîtront le donneur. Le donneur ne connaîtra pas non plus l’identité des patients receveurs.
  • Don non anonyme : dans ce cas, le donneur de sperme est une personne en qui la femme ou le couple receveur a confiance. Ce devra être un parent ou un ami proche. Ils ne pourront rien savoir sur le donneur à moins d’entretenir avec lui une relation personnelle et proche.

En cas de don anonyme, l’identité et autres données personnelles sur le donneur sont confidentielles et seuls les professionnels de la clinique de fertilité pourront en prendre connaissance. Malgré tout, les patients pourront avoir accès à certaines informations générales concernant le donneur telles que certaines de ses caractéristiques physiques ou même des messages vocaux ou des photos de quand il était enfant.

Bien que la législation russe sur la procréation assistée autorise le don non anonyme, toutes les cliniques ne l’acceptent pas. Certains centres de fertilité n’autorise que le don anonyme.

Techniques de procréation assistée

Lorsqu’une femme ou un couple a besoin d’un traitement de don de sperme, deux techniques de procréation assistée peuvent être appliquées : l’insémination artificielle et la fécondation in vitro (FIV).

Ces techniques seront recommandées en fonction des caractéristiques de chaque situation et notamment du problème de fertilité qui se pose.

Pour pouvoir réaliser une insémination artificielle, il est essentiel de remplir les conditions suivantes :

  • Perméabilité tubaire : au moins une des trompes de Fallope doit fonctionner pour pouvoir permettre le passage des spermatozoïdes pour qu’ils parviennent à l’ovocyte.
  • Ovulation normale : l’ovocyte doit être capable de sortir de l’ovaire par lui-même et de parvenir au trompes de Fallope, où il attendra l’arrivée du spermatozoïde.

Si ces conditions ne sont pas remplies ou que l’âge de la patiente est trop avancé, l’insémination artificielle peut ne pas être la technique adéquate pour tomber enceinte. Dans ce cas, on procédera à la réalisation de la fécondation in vitro.

Auteurs et collaborateurs

 Andrea Rodrigo
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale. Plus d'informations

Un commentaire

    1. alex

      Pourtant j’avais entendu dire que la Russie défendait le droit de chaque femme à devenir mère grâce à la procréation assistée, et ce peu importe sa situation conjugale. Donc je trouve dommage qu’elle n’autorise pas les couples lesbiens à avoir recours au don de sperme mais aux femmes célibataire, oui…