Par Andrea Rodrigo (embryologiste).
Dernière actualisation: 28/01/2016

Concevoir un enfant à partir de ses propres gamètes n’est pas toujours possible, que ce soit de manière naturelle ou grâce aux techniques de procréation assistée. Certaines personnes doivent faire appel au don de gamètes afin d’obtenir une grossesse.

Lorsque la qualité séminale d’un homme n’est pas suffisamment bonne pour parvenir à féconder l’ovocyte et permettre la future implantation de l’embryon généré, un traitement de don de sperme est nécessaire.

De même lorsqu’une femme célibataire ou un couple homosexuel féminin souhaite avoir un enfant, elles devront obligatoirement faire appel à un don de sperme en raison de l’absence de partenaire masculin.

Enfin, si un homme souffre d’une quelconque altération génétique héréditaire, un don de sperme évitera la transmission de la maladie à la descendance, même si celui-ci ne souffre d’aucun problème de fertilité.

Conditions relatives au don de sperme

Comme l’indique la loi sur l’Application de la Procréation Humaine Assistée 69(I)/2015, à Chypre le don de sperme doit être :

  • Altruiste
  • Anonyme

Loi loi interdit la vente de gamètes ou d’embryons de donneurs. Toutefois, elle recommande de leur verser une compensation pour les frais occasionnés par le don comme les frais de transports, de logement, pour la perte de revenus dû aux absences sur le temps de travail, etc.

Quant à l’anonymat, il est important de souligner que les patients ont le droit de choisir le donneur à partir du moment où son identité ne leur est pas révélée. La loi insiste sur le fait que l’identité du donneur de sperme doit rester anonyme. Le donneur ne pourra pas non plus obtenir d’informations sur les futurs parents ni sur le bébé conçu grâce à son don de sperme.

L’âge du donneur est également un des critères importants du don de sperme. De ce fait, un donneur de plus de 45 ans ne pourra pas être accepté.

Procréation assistée avec don de sperme

Contrairement au don d’ovocytes où la seule technique de procréation assistée pouvant être réalisée est la fécondation in vitro (FIV), soit conventionnelle, soit ICSI, avec un don de sperme, les deux techniques pouvant être pratiquées sont :

  • Fécondation in vitro (FIV) : après avoir obtenu les spermatozoïdes et les ovocytes, ceux-ci sont mis en contact pour que la fécondation ait lieu puis les embryons ayant la meilleure viabilité sont transférés. Le nombre d’embryons maximum à transférer est de 2 si la femme à moins de 39 ans, et de 3 si elle a entre 39 et 50 ans.
  • Insémination artificielle : après avoir récupéré l’échantillon de sperme, celui-ci est introduit dans le canal cervical de la femme à l’aide d’une canule spéciale. Ensuite, l’échantillon de sperme est déposé dans l’utérus de la femme en espérant que les spermatozoïdes aillent jusqu’aux trompes de Fallope et parviennent à féconder l’ovocyte.

Comme vous pouvez le constater, la principale différence entre ces deux techniques est l’endroit où a lieu la fécondation proprement dite, en laboratoire ou à l’intérieur de l’organisme féminin. Un autre facteur qui les distingue est que dans l’insémination artificielle, les ovocytes appartiennent nécessairement à la future mère. En revanche, dans la fécondation in vitro, les ovocytes peuvent provenir aussi bien d’une donneuse que de la future mère.

Auteurs et collaborateurs

 Andrea Rodrigo
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale. Plus d'informations

Un commentaire

    1. aurore

      Vous dîtes que les patients peuvent choisir les donneurs, mais à partir de quoi ? Je veux dire, est-ce que les parents ont accès à des photos, où c’est plus comme une base données sous forme de liste, avec seulement les caractéristiques physiques des donneurs?