Conditions pour être donneuse d’ovocytes en France

Le don d’ovocytes est un traitement de procréation médicalement assistée dont beaucoup de femmes ont besoin pour pouvoir être mères. Il est appliqué dans des cas de faible réserve ovarienne, insuffisance ovarienne ou en présence d’altérations génétiques héréditaires.

Légalement, il est considéré comme un acte volontaire, altruiste et anonyme de la part de la donneuse.

Pour qu’une femme puisse recourir à des ovocytes autres que les siens, il est nécessaire d’avoir une donneuse, c’est-à-dire, une femme prête à donner ses ovocytes pour qu’ils soient employés par une autre femme ou par un couple. Il s’agit d’une pratique controversée, puisque cela revient à céder son matériel génétique à un enfant sur lequel on n’aura aucun droit de maternité et qui grandira dans une autre famille.

Quand une femme décide de devenir donneuse d’ovocytes, elle doit garder à l’esprit cet aspect, car une fois que les embryons ont été crées à partir des ovocytes donnés, il n’est plus possible de revenir en arrière.

En plus de connaître les implications éthiques et les conséquences du don d’ovocytes, les donneuses potentielles doivent remplir un certain nombre de conditions pour être acceptées en tant quel telles.

Caractéristiques des donneuses d’ovocytes

La loi qui régit la pratique du don d’ovocytes en France est la loi 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique. Celle-ci fixe les conditions suivantes pour être donneuse d’ovocytes :

  • Avoir entre 18 et 37 ans.
  • Être en bonne santé physique et mentale : on vérifie cela avec les examens médicaux réalisés avant le prélèvement des ovocytes.
  • Accepter l’anonymat du don : elle doit accepter qu’elle ne pourra en aucun cas connaître la destination de son don, de même que les receveurs ne pourront pas connaître la provenance des ovocytes donnés.
  • Compter sur le consentement de son conjoint : la signature d’un formulaire de consentement par les deux membres du couple est en effet requise quand la donneuse est mariée.

Depuis la dernière modification de la loi de bioéthique datant de 2011, la condition qui exigeait que la donneuse ait donné naissance à au moins un enfant a été supprimée et il est désormais possible pour les nullipares de devenir donneuses. Cette modification a été introduite pour palier au manque d’ovocytes que connaît la France et réduire ainsi les listes d’attente.

Comme indiqué plus haut, il est établi que le don doit être volontaire, anonyme et gratuit. Cela implique qu’il n’est pas possible de réaliser un don direct entre deux femmes qui se connaissent. Il est cependant possible de fournir une donneuse dont les ovocytes seront destinés à une autre femme ou un autre couple, et cela permet de réduire considérablement le temps d’attente pour recevoir le don au centre de fertilité.

Par ailleurs, la rémunération des dons de gamètes n’est pas autorisée par la loi française, et ce, dans le but d’éviter les conflits éthiques relatifs à la marchandisation du corps humain. En effet, la donneuse ne peut recevoir qu’une compensation financière destinée à couvrir les dépenses dérivées du don, qui incluent les examens et traitements médicaux, les déplacements à la clinique, les éventuelles pertes de revenus, etc.

Examens médicaux pour l’ovodonation

La candidate est soumise à un ensemble d’examens médicaux destinés à évaluer son aptitude en tant que donneuse d’ovocytes :

  • Bilan préalable pendant lequel on réunit les données médicales et antécédents familiaux et on informe la donneuse sur toutes les contraintes et risques liés au don.
  • Entretien avec un psychologue afin de déterminer si la candidate est suffisamment préparée émotionnellement pour une procédure de don.
  • Examen clinique et gynécologique complet qui inclut une échographie endovaginale et un frottis, entre autres.
  • Bilan sanguin complet et sérologie, d’une part pour déterminer le groupe sanguin et le facteur Rh, et d’autre part pour analyser la présence d’infections ou maladies sexuellement transmissibles comme le VIH, les virus de l’hépatite B et C ou la syphilis.
  • Caryotype pour confirmer l’absence d’altérations chromosomiques.

Si la donneuse potentielle remplit toutes les conditions citées, elle pourra faire partie de la base de données de donneuses de la clinique de fertilité et pourra ainsi débuter le traitement pour l’obtention des ovocytes. Il est intéressant de noter que si le traitement réalisé permet d’obtenir une bonne quantité d’ovocytes, la donneuse peut désormais choisir d’en conserver quelques uns pour elle-même ou pour un autre don.

Un commentaire

  1. usuario
    dominique

    Il faut du courage pour se lancer sans connaître de couple avec des problèmes de fertilité. Ce serait plus simple si le don direct était permis…..

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