Césarienne

Nous faisons face à une tendance générale à réaliser des accouchements par césarienne, dans de nombreux cas complètement inutiles. Les statistiques parlent de 22% de césariennes annuelles dans les hôpitaux publics espagnols et vont jusqu’à atteindre les 43% dans les cliniques privées. Il convient donc d’être informé sur ce qu’est une césarienne.

On appelle césarienne le procédé chirurgical qui fait naître un enfant par l’abdomen de la mère. Pour ce faire, on réalise une incision abdominale (laparotomie) jusqu’à l’utérus, et une seconde incision dans l’utérus (hystérotomie). Ce type d’intervention requiert une anesthésie: on utilise la péridurale et la mère reste donc réveillée durant tout le processus.

Accouchement par césarienne

Les documents historiques relatent que Jules César est né par césarienne, d’où le nom.

Cette incision se fait généralement transversalement dans le bas ventre, c’est-à-dire horizontalement, juste en-dessous des os pubiens, de façon à préserver l’aspect esthétique, bien que ce soit techniquement plus compliqué. Cette incision est dite “incision bikini”. Elle pourrait également être réalisée verticalement, avec l’aspect d’une fermeture éclair, mais on a tendance à abandonner cette technique en raison de son manque d’esthétique.

Un autre avantage de l’incision transversale basse est qu’elle permet à la femme d’éventuellement accoucher par voie basse lors de futures grossesses.

De nos jours, la chirurgie a fait beaucoup de progrès, l’opération ne dure que 15 – 20 minutes, y compris l’extraction du placenta par la même incision que celle d’où l’on sort le bébé.

La relative sûreté de cette intervention a tendance à nous faire oublier ses risques; le pourcentage de naissances par césarienne a augmenté, il est en moyenne de 20%, bien au-dessus des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Indications pour la césarienne

Comme tout intervention chirurgicale, les risques et complications existent, qui peuvent causer des dégâts pour la santé de la mère, voire mettre sa vie en danger. C’est pourquoi cette procédure ne doit être réalisée qu’en cas d’indication médicale.

Les cas dans lesquels une césarienne serait indiquée sont les suivants:

  • L’enfant se présente en siège, transversal ou avec les pieds en avant.
  • La mère a souffert d’autres interventions à l’utérus ou de césariennes précédentes.
  • L’enfant est trop grand.
  • Placenta praevia.
  • L’accouchement s’arrête et ne reprend pas son cours.
  • Prolapsus du cordon ombilical ou cordon enroulé autour du cou de l’enfant.
  • La mère a une infection susceptible d’être transmise à l’enfant à travers le canal de l’accouchement (transmission verticale), comme le VIH ou le virus de l’herpès.
  • L’enfant fait de la bradycardie (diminution du rythme cardiaque) ou souffre de quelqu’autre stress indiquant une souffrance foetale.
  • La mère souffre de diabète, d’hypertension ou de quelqu’autre maladie qui requiert la rapidité de la procédure.

Différents accouchements par césarienne

Lorsqu’on réalise une césarienne, les bénéfices doivent surpasser les risques.

La césarienne peut être programmée à l’avance, c’est ce qu’on appelle la césarienne élective. Elle peut être programmée entre la semaine 37 de la grossesse et la semaine 38, afin de garantir que l’enfant soit suffisamment mature et développé.

On peut classer les césariennes en trois groupes: césarienne élective ou programmée; césarienne d’urgence pendant la grossesse et césarienne pendant l’accouchement.

Il ne faut pas oublier que même si aujourd’hui la césarienne est une intervention relativement sûre, elle n’en reste pas moins une intervention chirurgicale, avec tous les risques que cela comporte.

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